Crédit Agricole en négociations exclusives pour céder Emporiki à Alpha Bank

avec AFP

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La banque française Crédit Agricole a fait part jeudi de son intention de réduire encore sa participation dans son partenaire espagnol Bankinter, en lançant la vente de 5,2% du capital.
La banque française Crédit Agricole a fait part jeudi de son intention de réduire encore sa participation dans son partenaire espagnol Bankinter, en lançant la vente de 5,2% du capital. — Lionel Bonaventure afp.com

Le Crédit Agricole a annoncé lundi avoir engagé des négociations exclusives en vue de la cession de sa filiale grecque en difficulté Emporiki à l'établissement bancaire grec Alpha Bank, qui serait accompagnée d'une recapitalisation supplémentaire de 550 millions d'euros.

Crédit Agricole SA, qui aura de la sorte apporté 2,85 milliards d'euros au total à Emporiki depuis juillet, a indiqué dans un communiqué que l'opération se ferait pour un euro symbolique.

Stratégie de renforcement de sa structure financière et de recentrage de ses activités

L'offre ferme du prétendant prévoit que la banque française souscrive à une émission d'obligations convertibles d'Alpha Bank pour 150 millions d'euros remboursables «sous conditions et à l'initiative de Crédit Agricole SA» en actions Alpha Bank.

Elle prévoit également «le remboursement en trois échéances - la dernière intervenant fin 2014 - du financement résiduel de Crédit Agricole S.A. à Emporiki à la date de cession, garanti par des actifs de qualité». Le montant n'est pas communiqué.

Les deux partenaires tablent sur une cession au 31 décembre, sous réserve en particulier des autorisations des autorités compétentes.

La banque française a relevé que cette cession «conforterait l'atteinte des objectifs de solvabilité du groupe Crédit Agricole à fin 2013 tels que communiqués précédemment».

«Elle s'inscrit dans sa stratégie de renforcement de sa structure financière et de recentrage de ses activités», a-t-elle poursuivi.

Crédit Agricole, qui a englouti 10 milliards d'euros dans Emporiki depuis son acquisition en 2006, avait également reçu des offres de deux autres banques grecques, Eurobank Ergasias et National Bank of Greece.