L'intersyndicale de PSA à l'Elysée: Pas de gel du plan social mais des négociations

AUTOMOBILE Les négociations auront lieu site par site...

avec AFP

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Mi figue-mi-raisin à sa sortie de l'Elysée, l'intersyndicale de PSA Aulnay n'a obtenu jeudi de François Hollande aucun engagement sur le gel des 8.00O suppressions de postes annoncées par le groupe automobile mais des négociations tripartites (syndicats, Etat, direction).
Mi figue-mi-raisin à sa sortie de l'Elysée, l'intersyndicale de PSA Aulnay n'a obtenu jeudi de François Hollande aucun engagement sur le gel des 8.00O suppressions de postes annoncées par le groupe automobile mais des négociations tripartites (syndicats, Etat, direction). — Bertrand Langlois afp.com

Mi figue-mi-raisin à sa sortie de l'Elysée, l'intersyndicale de PSA Aulnay n'a obtenu jeudi de François Hollande aucun engagement sur le gel des 8.00O suppressions de postes annoncées par le groupe automobile mais des négociations tripartites (syndicats, Etat, direction).

«Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu la réunion tripartite avec le soutien ferme du président mais il ne s'est pas engagé sur un gel du plan le temps de ces négociations», a annoncé Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat maison majoritaire à Aulnay) devant la presse.

Dans une première réaction, le groupe PSA a de nouveau assuré être «d'accord pour parler de la revitalisation des sites dans le cadre d'une négociation tripartite» mais s'est refusé à tout autre commentaire. Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, «les négociations auront lieu site par site», à Aulnay-sous-Bois que PSA entend fermer d'ici à 2014, supprimant quelque 3.000 emplois, comme à Rennes où 1.400 emplois sont en jeu.

Il s'agit pour les syndicats d'«obtenir le maximum de garanties sur le maintien de l'emploi, c'est une revendication unanime», a-t-il souligné. La première réunion tripartite devrait intervenir avant le 15 octobre, selon l'intersyndicale.

Celle-ci, a poursuivi Jean-Pierre Mercier, entend «imposer son ordre du jour» lors de ces négociations face à une direction qui ne compte «négocier que sur la réindustrialisation (des sites) et pas sur les 8.000 suppressions de postes annoncées mi-juillet par PSA».

« Le changement c'est le néant»

Au même moment, plusieurs centaines de salariés de PSA Aulnay se dirigeaient vers l'Elysée, aux cris de «PSA assassin» sous des banderoles disant notamment «Non à la fermeture d'Aulnay», «Un milliard dans ses caisses et PSA veut fermer» ou encore «Hollande le changement, c'est le néant».

Le 14 juillet, François Hollande avait fustigé les mensonges de la direction de PSA et un plan en l'état inacceptable. Assurant que l'Etat ne laissera pas faire, il plaidait pour une concertation afin qu'il n'y ait aucun licenciement sec. A Rennes, il y a une dizaine de jours, devant des représentants syndicaux de PSA, le président Hollande avait encore assuré que les pouvoirs publics feraient tout pour «réduire l'ampleur des suppressions de postes»

Mais selon Jean-Philippe Hardy, délégué FO qui participait à la réunion à l'Elysée, «Hollande a dit qu'il n'avait pas de véritable pouvoir pour agir sur ces suppressions de postes».

«L'engagement de François Hollande est un début mais la bataille s'annonce longue», a lancé pour sa part la déléguée du SIA, appelant le président du directoire de PSA, Phillipe Varin, qui promet un dialogue social exemplaire, à tenir ses promesses.