Espagne: Succès de l'émission obligataire avec un taux à 10 ans en chute

avec AFP

— 

L'Espagne a levé jeudi 4,799 milliards d'euros sur le marché obligataire, parvenant à négocier des taux d'intérêt en chute sur l'échéance-phare à 10 ans, considérée comme un baromètre de la confiance des investisseurs, a annoncé la Banque d'Espagne.
L'Espagne a levé jeudi 4,799 milliards d'euros sur le marché obligataire, parvenant à négocier des taux d'intérêt en chute sur l'échéance-phare à 10 ans, considérée comme un baromètre de la confiance des investisseurs, a annoncé la Banque d'Espagne. — Javier Soriano afp.com

L'Espagne a levé jeudi 4,799 milliards d'euros sur le marché obligataire, parvenant à négocier des taux d'intérêt en chute sur l'échéance-phare à 10 ans, considérée comme un baromètre de la confiance des investisseurs, a annoncé la Banque d'Espagne.

Le pays, sous pression du marché et de certains de ses partenaires européens pour demander son sauvetage financier, est parvenu à vendre des obligations à dix ans à un taux moyen de 5,666%, bien en-dessous du taux concédé lors de la dernière émission similaire, 6,647%, le 2 août.

Les investisseurs surveillent

Le Trésor espagnol a profité de cette accalmie, mais aussi de la forte demande (8,6 milliards) pour emprunter plus que la fourchette visée (3,5 à 4,5 milliards). Mais il est toutefois resté prudent, levant bien plus en obligations à trois ans (3,940 milliards) que sur l'échéance à dix ans (859 millions), qui peut se révéler plus risquée.

A trois ans, le taux moyen s'établit à 3,845% mais, comme il s'agit d'une nouvelle référence proposée par le Trésor, il n'est pas directement comparable avec le taux de la dernière émission à trois ans (3,676% le 6 septembre). L'émission à dix ans faisait figure de test pour l'Espagne pour vérifier si le marché lui fait toujours confiance et se solde donc par un succès puisque le taux moyen repasse sous la barre symbolique des 6%, considérée comme intenable à long terme.

Le pays, quatrième économie de la zone euro, est étroitement surveillé par les investisseurs, alors qu'il bénéficie depuis juin d'une promesse d'aide de jusqu'à 100 milliards d'euros pour renflouer ses banques, fragilisées depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Il est désormais sous pression pour demander un sauvetage plus large de son économie, mais assure n'avoir pas encore pris de décision.