Délocalisations: La SNCF se justifie

TRANSPORT Les sous-traitants du groupe ont installé 260 emplois au Maroc et dans divers pays de l’Union européenne...

Mathieu Bruckmüller (à Berlinà

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Illustration SNCF en gare de Lille Flandres.
Illustration SNCF en gare de Lille Flandres. — MIKAEL LIBERT/20 MINUTES

Un «non-évènement» pour Guillaume Pépy, le patron de la SNCF. Ce jeudi, Le Parisien a révélé que le transporteur aurait délocalisé une partie de ses activités informatiques, 260 emplois, au Maroc, en Espagne, en République Tchèque et en Pologne.

Depuis Berlin, la compagnie dément toute délocalisation, mais confirme que plusieurs fournisseurs de systèmes d’information ont installé des postes en dehors de l’Hexagone. En effet, 90 emplois sont  au Maroc depuis dix ans. «Le Maroc est un partenaire stratégique de la France dans le domaine ferroviaire, avec de grands projets comme le projet de TGV Tager Kenitra de trois milliards d’euros ou le projet de Tramway de Casablanca. Ces projets génèrent à leur tour de très nombreux emplois industriels en France», a justifié Guillaume Pépy à l’occasion d’un séminaire de la SNCF.
Quant aux 160 postes restants, ils sont situés hors de France depuis plus de deux ans, souligne Guillaume Pépy. Malgré tout, il s’engage à mener des discussions avec ses fournisseurs pour voir comment ramener les emplois en France. Mais le patron de la SNCF rappelle que la loi européenne ne permet pas d’exprimer une préférence nationale en matière d’appels d’offres.

A la fin juillet, la délocalisation de centres d’appels envisagée par un sous-traitant du Syndicat des transports parisiens, auquel appartient la région Ile-de-France qui devrait se traduire par la suppression de 80 emplois en France avait fait grand bruit. La SNCF a tenu rappelé dans un communiqué que ses centres d’appels téléphoniques sont bien situés en France.

Au final, elle rappelle que les 260 emplois de ses sous-traitants situés à l’étranger sont à comparer avec les 400.000 générées par les activités ferroviaires françaises.