Locataires précaires, mode d’emploi

LOGEMENT Sans emploi stable, convaincre un propriétaire est compliqué mais pas impossible...

Coralie Donas

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Bail de location, illustration immobilier.
Bail de location, illustration immobilier. — A. GELEBART / 20 MINUTES

La précarité ne facilite pas la recherche d’un logement. Mais il existe des leviers. Aux intérimaires, le Fonds d’action sociale du travail temporaire (Fastt) propose un site Internet d’annonces, Locservice, et une garantie des risques locatifs (GRL). Le Fastt offre aussi une protection juridique ainsi qu’une assurance de quatre mois sur le risque de vacance. «Cela rassure le bailleur, qui pense souvent que l’intérimaire a des revenus irréguliers», indique Daniel Lascols, directeur du Fastt. Le travailleur temporaire peut aussi être coaché par téléphone sur sa recherche et être orienté vers les agences immobilières qui ont déjà accepté d’autres dossiers d’intérimaires. Il dispose également d’un kit, avec des lettres types et une liste des documents et justificatifs à fournir pour monter un dossier complet. Il peut enfin orienter le bailleur inquiet vers une hot line ou un site Internet du Fastt qui répondront à ses questions.

«Soigner son langage»

«Trouver un logement pour un intérimaire peut être difficile en zone tendue. Mais les bailleurs affirment que le premier candidat avec un dossier complet et convaincant remporte l’adhésion», souligne encore Daniel Lascols. «Quelle que soit sa situation professionnelle, on peut avoir des revenus pérennes. Par exemple, Pôle emploi prend le relais entre deux CDD», explique pour sa part Monique Baltzli, membre de l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (Unhaj). «Ceux qui ont déjà été locataires doivent garder leurs quittances ou demander une attestation pour montrer qu’ils étaient à jour de leur loyer, ajoute-t-elle. Le déclic se fait dès les premières minutes dela rencontre avec le bailleur. Il faut donc soigner sa présentation et son langage.»

Avance de la caution

L’Unhaj propose aussi pour les personnes de moins de 30 ans des solutions d’hébergement en foyers de jeunes travailleurs, ou des logements en sous-location dans le parc social et privé. Enfin, pour obtenir un coup de pouce supplémentaire, il ne faut pas hésiter à mobiliser l’avance Loca-Pass (avance du dépôt de garantie) d’Action Logement, ainsi que les aides financières de la CAF.