Fortes réserves de Berlin sur la fusion EADS/BAE, selon DPA

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Le gouvernement allemand a de fortes réserves au sujet de la fusion entre le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS et son concurrent britannique BAE Systems, a affirmé jeudi l'agence de presse allemande DPA, citant des sources proches du gouvernement.
Le gouvernement allemand a de fortes réserves au sujet de la fusion entre le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS et son concurrent britannique BAE Systems, a affirmé jeudi l'agence de presse allemande DPA, citant des sources proches du gouvernement. — Christof Stache afp.com

Le gouvernement allemand a de fortes réserves au sujet de la fusion entre le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS et son concurrent britannique BAE Systems, a affirmé jeudi l'agence de presse allemande DPA, citant des sources proches du gouvernement.

"Il est douteux que le projet puisse susciter un accord", a déclaré une de ces sources à DPA.

Le gouvernement allemand va étudier l'opportunité d'un tel projet, sans préjugé sur les conclusions, a ajouté l'agence allemande. Toujours selon DPA, Berlin craint que son influence diminue considérablement au sein d'un tel ensemble.

"Le gouvernement allemand se trouve en discussions constructives avec l'entreprise --EADS--. Une coordination étroite avec le gouvernement français est prévue", avaient indiqué un peu plus tôt des sources proches du gouvernement.

Un porte-parole du ministère de l'Economie a déclaré que "le gouvernement (était) informé des négociations de fusion". "On nous a demandé notre soutien pour cette fusion. Le gouvernement allemand examine toutes les questions qui y ont trait", a-t-il dit.

Après des fuites dans la presse, EADS et BAE Systems ont dévoilé mercredi être en discussions en vue d'une fusion qui créerait le numéro 1 mondial de l'aéronautique loin devant l'américain Boeing.

Selon les discussions en cours entre les deux groupes, le nouvel ensemble serait détenu à 60% par les actionnaires d'EADS et à 40% par ceux de BAE.

EADS compte parmi ses actionnaires les Etats français, allemand et espagnol, et le gouvernement anglais dispose d'une action de préférence dans le capital de BAE.

Paris, lié à Berlin par un pacte d'actionnaires, a fait savoir que le gouvernement français ne voulait faire aucun commentaire sur le projet de fusion entre EADS et BAE Systems, pour préserver la "confidentialité" des négociations.