Immobilier: Prix stables pour les logements anciens

IMMOBILIER Sur un an, la progression des prix franciliens atteint 1,6%...

B. de V. avec AFP

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Les prix des logements anciens en France ont été stables au deuxième trimestre sur un an mais ont légèrement baissé (-0,3%) par rapport au premier trimestre, selon l'indice Notaires-Insee publié jeudi.
Les prix des logements anciens en France ont été stables au deuxième trimestre sur un an mais ont légèrement baissé (-0,3%) par rapport au premier trimestre, selon l'indice Notaires-Insee publié jeudi. — Thomas Coex afp.com

Les prix des logements anciens en France ont été stables au deuxième trimestre sur un an mais ont légèrement baissé (-0,3%) par rapport au premier trimestre, selon l'indice Notaires-Insee publié ce jeudi.

Repli modéré par rapport à 2011

Le léger repli du deuxième trimestre par rapport à fin mars a été moins marqué en Ile-de-France (-0,1%) qu'en province (-0,3%), en données corrigées des variations saisonnières.

Les données concernant le premier trimestre ont été révisées depuis la première publication, fin mai, et font maintenant état d'un repli beaucoup plus modéré (-0,3%) par rapport au quatrième trimestre 2011 que celui annoncé initialement (-0,7%).

Sur un an, la progression des prix franciliens atteint 1,6% (+1,9% pour les seuls appartements), quand la province affiche une baisse de 0,8%, tirée par les maisons (-1,3%) alors que les appartements sont eux en légère hausse (+0,2%).

Concernant Paris seul, le repli enregistré au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012 semble avoir fait long feu.

Vers un nouveau record parisien

Au deuxième trimestre, les prix sont ainsi repartis à la hausse (+1,0%), pour se rapprocher à nouveau du record du troisième trimestre 2011 (8.370 euros le mètre carré), à 8.340 euros le mètre carré, selon les chiffres publiés jeudi par les notaires de Paris.

«Il va y avoir un nouveau record à Paris», a prévenu Thierry Delesalle, notaire à Paris, lors d'une conférence de presse, indiquant que les indicateurs avancés pointaient une hausse des prix en septembre et octobre

Sur un an, la hausse des prix sur Paris se monte désormais à 2,5%. La situation de l'Ile-de-France dans son ensemble est plus nuancée que celle de Paris, mais les prix ne se replient que légèrement en petite couronne (-0,3%) et en grande couronne (-0,5%).

«Les prix ne décrochent pas», a constaté Philippe Sansot, notaire à Montmorency (Val d'Oise), malgré l'effondrement du nombre de transactions (-21% à Paris et en Ile-de-France).

Des crédits aux taux dissuasifs

Pour Delesalle, la légère hausse des taux d'intérêt des crédits immobiliers au premier trimestre (suivie depuis par un nouveau recul), a dissuadé certains acheteurs, cette attitude se reportant sur le deuxième trimestre du fait du décalage entre la signature de la promesse et la conclusion de la transaction.

L'évolution du régime fiscal des plus-values et la fin programmée du dispositif Scellier ont, en outre, entraîné un certain attentisme des investisseurs, après un pic au quatrième trimestre 2011. Le report de l'assurance-vie vers l'immobilier, nettement établi fin 2011, «est en forte diminution», selon le notaire parisien.

Ces facteurs auraient pu induire une baisse des prix, mais dans le même temps, «il y a eu diminution importante des vendeurs», selon Delesalle. La demande et l'offre ayant évolué quasiment dans le même sens et dans les mêmes proportions, les prix se tiennent, a-t-il expliqué.