La Grèce veut vendre 29% de son monopole des jeux

Reuters

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Le gouvernement grec a annoncé mercredi son intention d'amorcer dès la semaine prochaine le processus de vente de 29% du capital d'OPAP , le monopole national des jeux d'argent, un gage de bonne volonté destiné à ses bailleurs de fonds internationaux après plusieurs mois de gel des privatisations.

Des inspecteurs de la «troïka» réunissant Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international sont en ce moment à Athènes pour déterminer si la Grèce respecte les conditions fixées à l'aide internationale qui la maintient à flot. Mais les discussions avec le gouvernement, rouvertes dimanche, ont déjà buté sur plusieurs obstacles. L'Etat grec détient pour l'instant 34% du capital d'OPAP, l'une des entreprises les plus rentables du pays et l'un des plus importants groupes cotés de paris en Europe.

Toujours pas d'accord de la coalition sur le plan de réductions de dépenses

Le gouvernement du Premier ministre Antonis Samaras a laissé entendre à plusieurs reprises ces derniers mois qu'une privatisation d'OPAP cet automne serait un bon moyen de prouver à la troïka son sérieux en matière de réformes. Mais parallèlement, les partis de la coalition au pouvoir ne sont toujours pas parvenus à s'accorder sur le plan de près de 12 milliards d'euros de réductions de dépenses en deux ans réclamé par l'UE, la BCE et le FMI.

Après une nouvelle réunion mercredi soir sur ce dossier, les dirigeants des partis concernés sont sortis du bureau du Premier ministre en expliquant que les discussions devraient se poursuivre et en soulignant notamment qu'il était hors de question de licencier des fonctionnaires. Un haut responsable gouvernemental a assuré que les pourparlers avec la troïka progressaient mais n'a donné aucune précision. Des représentants de l'UE et du FMI ont quant à eux évoqué des discussions constructives.

«Nous avons eu une bonne réunion», a dit le chef de la mission, Poul Thomsen, à des journalistes en sortant du ministère des Finances. Pour l'instant, les inspecteurs ont approuvé des mesures représentant 7,5 milliards d'euros et ont soit rejeté, soit demandé des précisions sur le reste du plan, a expliqué un responsable grec.