En images : Deux mois après le décès de Mahsa Amini, les manifestations en Iran se poursuivent

révolution Au moins 326 manifestants ont été tués dans la répression du mouvement selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights

O.J. avec AFP
Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran.
Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran. — AP/SIPA

Depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, arrêtée trois jours plus tôt par la police des moeurs pour avoir présumément enfreint le strict code vestimentaire de la République islamique, l'Iran est le théâtre de manifestations. La contestation, partie du rejet des restrictions vestimentaires imposées aux femmes et de l'indignation soulevée par la mort de la jeune Mahsa Amini, a évolué en un mouvement dirigé contre la théocratie au pouvoir dans le pays depuis la révolution islamique de 1979. Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights communiqué le 12 novembre, au moins 326 manifestants ont été tués dans la répression du mouvement. Le point en images.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Une photo prise à Téhéran le 18 septembre 2022 montre le journal iranien Hafteh Sobh rapportant la mort de Mahsa Amini, une femme décédée après avoir été arrêtée par la "police de la moralité" de la République islamique il y a deux jours.
    Une photo prise à Téhéran le 18 septembre 2022 montre le journal iranien Hafteh Sobh rapportant la mort de Mahsa Amini, une femme décédée après avoir été arrêtée par la "police de la moralité" de la République islamique il y a deux jours. — ATTA KENARE/AFP

    L’Iran est le théâtre de manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, arrêtée trois jours plus tôt par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire de la République islamique.

  • Manifestation en faveur de Mahsa Amini, une femme décédée après avoir été arrêtée par la "police des mœurs" de la République islamique, à Téhéran le 19 septembre 2022.
    Manifestation en faveur de Mahsa Amini, une femme décédée après avoir été arrêtée par la "police des mœurs" de la République islamique, à Téhéran le 19 septembre 2022. — AFP

    La contestation, partie du rejet des restrictions vestimentaires imposées aux femmes et de l’indignation soulevée par la mort de la jeune femme, a évolué en un mouvement dirigé contre la théocratie au pouvoir en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

  • En ce lundi 19 septembre 2022, photo prise par un individu non employé par l’Associated Press et obtenue par l’AP hors d’Iran, la police antiémeute arrive pour disperser des manifestants lors d’une manifestation au centre-ville de Téhéran, en Iran.
    En ce lundi 19 septembre 2022, photo prise par un individu non employé par l’Associated Press et obtenue par l’AP hors d’Iran, la police antiémeute arrive pour disperser des manifestants lors d’une manifestation au centre-ville de Téhéran, en Iran. — AP/SIPA

    Au slogan initial de « femmes, vie, liberté » se sont ajoutés, au fil de manifestations pourtant durement réprimées, des mots d’ordre ouvertement dirigés contre la République islamique fondée en 1979.

  • Le 20 septembre 2022, à Téhéran, en Iran.
    Le 20 septembre 2022, à Téhéran, en Iran. — AP/SIPA

    Malgré une mise en garde des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique et une répression sanglante, les étudiants continuent de se rassembler dans plusieurs villes iraniennes.

  • Le 21 septembre 2022, à Téhéran, en Iran.
    Le 21 septembre 2022, à Téhéran, en Iran. — AP/SIPA

    « Chaque mort est suivi par un millier de personnes ! », ont scandé des protestataires lors des funérailles d’un manifestant à Arak, au sud-ouest de la capitale, le 29 octobre.

  • Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran.
    Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran. — SAZAD/SIPA

    Les autorités iraniennes dénoncent ces protestations comme des « émeutes » encouragées par des pays occidentaux, principalement les Etats-Unis, ennemi juré de l’Iran.

  • Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran.
    Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran. — SAZAD/SIPA

    Des dizaines de personnes, principalement des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité, ont été tuées depuis le début de la contestation, selon les autorités iraniennes qui ne fournissent pas de bilan précis ou global.

  • Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran.
    Le 1er octobre 2022, à Téhéran, en Iran. — AP/SIPA

    Plus de 2.000 personnes ont été inculpées, selon la justice iranienne. Des organisations de défense des droits humains à l’étranger font état de 15.000 arrestations, un chiffre contesté par les autorités.

  • Une photo obtenue par l’AFP hors d’Iran montre une femme marchant sans foulard au cœur de la capitale iranienne Téhéran, le 11 octobre 2022.
    Une photo obtenue par l’AFP hors d’Iran montre une femme marchant sans foulard au cœur de la capitale iranienne Téhéran, le 11 octobre 2022. — AFP

    Dont des journalistes, des étudiants, des avocats et plus de 500 militants de la société civile.

  • Dans cette capture d’écran d’une vidéo prise par un individu non employé par l’Associated Press et obtenue par l’AP en dehors de l’Iran, la police iranienne arrive pour disperser une manifestation pour marquer 40 jours depuis la mort en détention de Mahsa Amini, 22 ans, à Téhéran, en Iran, le mercredi 26 octobre 2022.
    Dans cette capture d’écran d’une vidéo prise par un individu non employé par l’Associated Press et obtenue par l’AP en dehors de l’Iran, la police iranienne arrive pour disperser une manifestation pour marquer 40 jours depuis la mort en détention de Mahsa Amini, 22 ans, à Téhéran, en Iran, le mercredi 26 octobre 2022. — AP/SIPA

    « Au moins 326 personnes, dont 43 enfants et 25 femmes, ont été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations à travers le pays », a estimé Iran Human Rights, une ONG basée à Oslo, le 12 novembre, dans un communiqué sur son site Internet, précisant qu’il s’agit d’un « minimum ».

  • Cette capture extraite d’une vidéo UGC mise à disposition sur la plateforme ESN le 12 octobre 2022 montre des étudiantes iraniennes, certaines sans foulard, criant "Mort au dictateur" alors qu’ils défilent dans le centre de Téhéran.
    Cette capture extraite d’une vidéo UGC mise à disposition sur la plateforme ESN le 12 octobre 2022 montre des étudiantes iraniennes, certaines sans foulard, criant "Mort au dictateur" alors qu’ils défilent dans le centre de Téhéran. — AFP

    A Paris, le président français Emmanuel Macron a reçu des militantes iraniennes et a salué la « révolution qu’elles sont en train de conduire ».

  • Cette image UGC publiée sur Twitter le 26 octobre 2022 montre une femme non dévoilée debout sur un véhicule alors que des milliers de personnes se dirigent vers le cimetière d’Aichi à Saqez, la ville natale de Mahsa Amini dans la province iranienne occidentale du Kurdistan, pour marquer 40 jours depuis sa mort.
    Cette image UGC publiée sur Twitter le 26 octobre 2022 montre une femme non dévoilée debout sur un véhicule alors que des milliers de personnes se dirigent vers le cimetière d’Aichi à Saqez, la ville natale de Mahsa Amini dans la province iranienne occidentale du Kurdistan, pour marquer 40 jours depuis sa mort. — AFP

    « Aidez-nous à immortaliser #MahsaAmini et notre combat contre ce régime brutal », a écrit sur Twitter Masih Alinejad, l’une des militantes iraniennes reçues à l’Elysée vendredi.

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