En images : Les photographes de guerre à l’honneur du 29e prix Bayeux

ExpositionS Du 3 au 9 octobre, la ville de Bayeux invite les plus grandes signatures qui couvrent les conflits dans le monde entier

Olivier Juszczak
— 
Des militaires ukrainiens tirent avec un canon automoteur français de calibre 155 mm/52 Caesar vers des positions russes sur une ligne de front dans la région du Donbass, à l'est de l'Ukraine, le 15 juin 2022.
Des militaires ukrainiens tirent avec un canon automoteur français de calibre 155 mm/52 Caesar vers des positions russes sur une ligne de front dans la région du Donbass, à l'est de l'Ukraine, le 15 juin 2022. — ARIS MESSINIS/AFP

Marqué par la réapparition de la guerre sur le sol européen avec le conflit en Ukraine, le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre confirme sa nécessité d’exister. Du 3 au 9 octobre, la ville de Bayeux invite les plus grandes signatures des rédactions et des photographes de renom. Au menu de ce rendez-vous, entre autres : trois soirées débats, six expositions inédites, des projections de documentaires en avant-première… et une soirée de remise des prix avec des tables rondes. Aperçu en images des expositions à découvrir sur place, en accès libre, durant tout le mois d’octobre.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Affiche du 29e prix Bayeux.
    Affiche du 29e prix Bayeux. — Prix Bayeux

    Pendant une semaine, du 3 au 9 octobre, la ville de Bayeux invite les plus grandes signatures qui couvrent les conflits dans le monde entier. Mais les expositions consacrées à la photographie sont accessibles jusqu’à la fin du mois.

  • Il est en Arabie saoudite, il va écrire un livre intitulé "Pêcheurs de perles". Sous la photo, il écrit : "Sur la côte des pirates. Je les photographiai… mon appareil en trembla".
    Il est en Arabie saoudite, il va écrire un livre intitulé "Pêcheurs de perles". Sous la photo, il écrit : "Sur la côte des pirates. Je les photographiai… mon appareil en trembla". — ALBERT LONDRES

    « Albert Londres et l’image » (jusqu’au 13 novembre)

    Le journaliste Albert Londres (1884-1932), connu pour son art du récit, était aussi photographe ! En ces temps de suspicion massive à l’encontre de l’information, cette exposition invite à un voyage aux origines du journalisme contemporain.

  • Albert Londres dénonce la mort de 17.000 noirs lors de la construction de la voie ferrée Congo Océan. "Si Monsieur le ministre des colonies ne me croit pas, je tiens les photos à sa disposition."
    Albert Londres dénonce la mort de 17.000 noirs lors de la construction de la voie ferrée Congo Océan. "Si Monsieur le ministre des colonies ne me croit pas, je tiens les photos à sa disposition." — ALBERT LONDRES

    « Le métier de journaliste n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie », Albert Londres.

  • Hafiza (70 ans) pose pour un portrait dans sa petite maison, révélant la plaie ouverte sur sa gorge, qui, selon les médecins, s’est formée à cause du chagrin, en Afghanistan, le 4 août 2021.
    Hafiza (70 ans) pose pour un portrait dans sa petite maison, révélant la plaie ouverte sur sa gorge, qui, selon les médecins, s’est formée à cause du chagrin, en Afghanistan, le 4 août 2021. — KIANA HAYERI FOR NATIONAL GEOGRAPHIC

    « Afghanistan, des promesses gravées dans la glace, laissées au soleil » (Kiana Hayeri)

    « Cette exposition se concentre sur les femmes afghanes, les mêmes femmes qui étaient au centre des efforts de guerre peu de temps après l’invasion de l’Afghanistan par les Américains. »

  • Deux jours après qu’une puissante triple explosion à l’extérieur d’un lycée de l’ouest de Kaboul a tué au moins 86 personnes et blessé plus de 160 autres, des familles et des amis se rendent sur leur tombe à Tappe Shuhada (colline des martyrs) où 18 corps de l’attaque ont été enterrés, à Kaboul, le 5 octobre 2021.
    Deux jours après qu’une puissante triple explosion à l’extérieur d’un lycée de l’ouest de Kaboul a tué au moins 86 personnes et blessé plus de 160 autres, des familles et des amis se rendent sur leur tombe à Tappe Shuhada (colline des martyrs) où 18 corps de l’attaque ont été enterrés, à Kaboul, le 5 octobre 2021. — KIANA HAYERI FOR NATIONAL GEOGRAPHIC

    « Aujourd’hui, un grand nombre de ces femmes se sentent abandonnées, délaissées », Kiana Hayeri, citée dans le communiqué.

  • "Ne pleure pas, c’est notre patrie"
    "Ne pleure pas, c’est notre patrie" — EDOUARD ELIAS & ABDULMONAM EASSA

    « Ne pleure pas, c’est notre patrie » (Edouard Elias & Abdulmonam Eassa)

    En état de siège depuis 2003 et en plein cœur du Darfour, le Djebel Marra est un îlot de résistance sous le contrôle de l’Armée de libération du Soudan, l’une des dernières rébellions armées du pays jamais délogée par le pouvoir central.

  • "Ne pleure pas, c’est notre patrie"
    "Ne pleure pas, c’est notre patrie" — EDOUARD ELIAS & ABDULMONAM EASSA

    Abdulmonam Eassa et Edouard Elias se sont rendus dans ces montagnes rencontrer les Four qui ont fui les exactions des milices Janjawids en décembre 2021.

  • Des employés et des bénévoles des services d’urgence ukrainiens transportent une femme enceinte blessée hors d’une maternité endommagée par des bombardements à Marioupol, en Ukraine, le 9 mars 2022.
    Des employés et des bénévoles des services d’urgence ukrainiens transportent une femme enceinte blessée hors d’une maternité endommagée par des bombardements à Marioupol, en Ukraine, le 9 mars 2022. — EVGENIY MALOLETKA/AP

    « Marioupol » (Evgeniy Maloletka, Mstyslav Chernov - Associated Press)

    « Les Russes nous traquaient. Ils avaient une liste de noms, dont les nôtres, et ils se rapprochaient. Nous étions les seuls journalistes occidentaux encore présents dans Marioupol », cités dans le communiqué.

  • Un immeuble explose après le tir d’un char de l’armée russe à Marioupol, en Ukraine, vendredi 11 mars 2022.
    Un immeuble explose après le tir d’un char de l’armée russe à Marioupol, en Ukraine, vendredi 11 mars 2022. — EVGENIY MALOLETKA/AP

    Cette exposition présente le travail des seuls journalistes internationaux présents dans la ville martyre de Marioupol, assiégée par les forces russes.

  • Une femme âgée, avec un chat sur l’épaule, tente de nettoyer sa cour des débris après une frappe de missile dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine, le 5 juin 2022.
    Une femme âgée, avec un chat sur l’épaule, tente de nettoyer sa cour des débris après une frappe de missile dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine, le 5 juin 2022. — ARIS MESSINIS/AFP

    « Ukraine : une guerre de trop » (Aris Messinis)

    Aris Messinis arrive en Ukraine dix jours avant l’invasion russe qui déclenche le plus grave conflit en Europe depuis 1945.

  • Des militaires ukrainiens tirent avec un canon automoteur français de calibre 155 mm/52 Caesar vers des positions russes sur une ligne de front dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine, le 15 juin 2022.
    Des militaires ukrainiens tirent avec un canon automoteur français de calibre 155 mm/52 Caesar vers des positions russes sur une ligne de front dans la région du Donbass, à l’est de l’Ukraine, le 15 juin 2022. — ARIS MESSINIS/AFP

    En 2022, il y a effectué deux missions, soit 70 jours au total sur le terrain, qui font de lui un des témoins clés de cette guerre.

  • Un camion de gaz propane a explosé à Delmas 33 (commune métropolitaine de la capitale haïtienne). Plusieurs personnes ont été grièvement brûlées, le 30 avril 2022, à Haïti.
    Un camion de gaz propane a explosé à Delmas 33 (commune métropolitaine de la capitale haïtienne). Plusieurs personnes ont été grièvement brûlées, le 30 avril 2022, à Haïti. — VALERIE BAERISWYL/AFP

    « À Port-au-Prince, la vie au gré des gangs » (proposée par Médecins Sans Frontières)

    Depuis septembre 2019, la profonde crise politique et économique qui mine Haïti a

    favorisé la montée en puissance des gangs, entraînant la capitale Port-au-Prince dans

    une spirale de violence.

  • "À Port-au-Prince, la vie au gré des gangs"
    "À Port-au-Prince, la vie au gré des gangs" — SABIN JOHNSON

    Certains quartiers populaires de la métropole haïtienne se sont transformés en véritables zones de guerre ou en « no man’s land ».

Retourner en haut de la page