En images : Attentat du 14-Juillet 2016 à Nice, un camion fauche la vie de 86 personnes

l’horreur L’attaque terroriste la plus meurtrière commise sur le sol français après celles du 13-Novembre 2015

O.J. avec AFP
Les autorités autour du camion qui a servi à l'attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice.
Les autorités autour du camion qui a servi à l'attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice. — SASHA GOLDSMITH/AP/SIPA

Le procès de l’attentat de Nice s’ouvre lundi à Paris, un peu plus de six ans après la course meurtrière du camion conduit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel dans la foule venue assister au feu d’artifice du 14-Juillet 2016 sur la promenade des Anglais. Au total, 86 personnes ont perdu la vie et plus de 450 autres ont été blessées dans cette attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), la plus meurtrière commise sur le sol français après celles du 13-Novembre 2015 contre le Stade de France, le Bataclan et les terrasses parisiennes. Retour, en images, sur cette nuit d’horreur.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Dans cette capture vidée fournie par Harp Detective le jeudi 14 juillet 2016, des personnes fuient la promenade des Anglais à Nice.
    Dans cette capture vidée fournie par Harp Detective le jeudi 14 juillet 2016, des personnes fuient la promenade des Anglais à Nice. — AP/SIPA

    14 juillet 2016, Nice. Il est un peu plus de 22h30, le feu d’artifice vient de finir lorsqu’un homme au volant d’un camion de 19 tonnes fonce sur la foule qui flâne sur la promenade des Anglais.

  • Les autorités autour du camion qui a servi à l’attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice.
    Les autorités autour du camion qui a servi à l’attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice. — SASHA GOLDSMITH/AP/SIPA

    Ce soir-là, quelque 30.000 personnes - Niçois et touristes du monde entier, souvent en famille - sont rassemblées sur la célèbre avenue de la Côte d’Azur et sur les galets des plages qui la bordent, pour assister au feu d’artifice célébrant la fête nationale française.

  • Les autorités autour du camion qui a servi à l’attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice.
    Les autorités autour du camion qui a servi à l’attentat, le jeudi 14 juillet 2016, à Nice. — LUCA BRUNO/AP/SIPA

    Zigzagant pendant près de deux kilomètres pour percuter le plus de piétons possible, sur le trottoir et sur la chaussée, le conducteur du camion Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans, tue 86 personnes et en blesse plus de 400, en quatre minutes et 17 secondes selon les enquêteurs.

  • La promenade des Anglais, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice
    La promenade des Anglais, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice — LIONEL URMAN/SIPA

    Arrivé au niveau de l’hôpital pour enfants Lenval, à 22h33 et 27 secondes comme le montrera l’analyse de la vidéosurveillance, le camion circule à vive allure sur le trottoir et commence à heurter des piétons.

  • Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice
    Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice — LIONEL URMAN/SIPA

    Certains se réfugient dans des hôtels, sautent sur les toits des restaurants de plage, se jettent à la mer et nagent le plus loin possible… D’autres restent tétanisés.

  • La promenade des Anglais, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice
    La promenade des Anglais, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2016, à Nice — LIONEL URMAN/SIPA

    « Je tenais ma fille et ma nièce, j’ai fermé les yeux, je me suis crispée de peur jusqu’à ce que le camion passe dans mon dos », racontera une femme aux enquêteurs.

  • Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve arrive sur la scène du crime où un camion a percuté une foule de personnes lors des célébrations du 14-Juillet 2016, à Nice.
    Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve arrive sur la scène du crime où un camion a percuté une foule de personnes lors des célébrations du 14-Juillet 2016, à Nice. — LIONEL URMAN/SIPA

    Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, arrive rapidement sur place.

  • Des policiers inspectent la promenade des Anglais, à Nice, France, le 15 juillet 2016.
    Des policiers inspectent la promenade des Anglais, à Nice, France, le 15 juillet 2016. — ALBERTO ESTEVEZ/SIPA

    « Des centaines de personnes couraient dans tous les sens. Certaines criaient. D’autres pleuraient », témoigne Valéry Hache, un photographe de l’AFP arrivé très rapidement sur place. Sur la promenade, « il y a des corps partout, couverts de draps, blancs et bleus ».

  • Le camion qui a foncé dans la foule à Nice, le vendredi 15 juillet 2016.
    Le camion qui a foncé dans la foule à Nice, le vendredi 15 juillet 2016. — WILLIAM/SIPA

    Le véhicule s’immobilise enfin, près du Palais de la Méditerranée, un luxueux complexe hôtelier. « Il était arrêté, l’avant du véhicule complètement arraché. Il n’y avait plus de capot moteur », racontera un policier aux enquêteurs. Bouhlel tire, les forces de l’ordre ripostent.

  • La promenade des Anglais, le 15 juillet 2016, à Nice.
    La promenade des Anglais, le 15 juillet 2016, à Nice. — ALBERTO ESTEVEZ/SIPA

    Le conducteur est tué à 22h37 et 44 secondes, établira l’enquête. Il est retrouvé sur le siège passager du camion, avec à ses côtés un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 et plusieurs armes factices.

  • La chaussure d’une victime est vue sur le site de l’attaque terroriste à Nice, le 15 juillet 2016.
    La chaussure d’une victime est vue sur le site de l’attaque terroriste à Nice, le 15 juillet 2016. — XU JINQUAN/CHINE NOUVELLE/SIPA

    L’attentat est revendiqué le 16 juillet par le groupe djihadiste Etat islamique, qui contrôlait alors de vastes pans de l’Irak et de la Syrie, mais aucun lien direct avec l’auteur n’a été établi par l’enquête.

  • Les gros titres des journaux de New York, le vendredi 15 juillet 2016.
    Les gros titres des journaux de New York, le vendredi 15 juillet 2016. — RICHARD LEVINE/AP/SIPA

    Le lendemain, l'attaque terroriste fait la une de la presse internationale. C'est la plus meurtrière commise sur le sol français après celles du 13-Novembre 2015 contre le Stade de France, le Bataclan et les terrasses parisiennes.

  • Manuel Valls, Premier ministre, François Hollande, président de la République, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, à Nice, le 15 juillet 2016.
    Manuel Valls, Premier ministre, François Hollande, président de la République, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, à Nice, le 15 juillet 2016. — IAN HANNING/POOL/SIPA

    Le procès de l'attentat du 14-Juillet s'ouvre ce lundi 5 septembre. Parmi les témoins attendus, l'ancien président de la République François Hollande et son ministre de l'Intérieur de l'époque Bernard Cazeneuve.

  • Rassemblement devant le mémorial situé sur la promenade des Anglais où le camion a foncé dans la foule lors des célébrations du 14-Juillet, à Nice, le 15 juillet 2016.
    Rassemblement devant le mémorial situé sur la promenade des Anglais où le camion a foncé dans la foule lors des célébrations du 14-Juillet, à Nice, le 15 juillet 2016. — ALBERTO ESTEVEZ/SIPA

    En l'absence de l'assaillant, tué par la police le soir de l'attentat, huit personnes de nationalité franco-tunisienne, tunisienne ou albanaise, dont une femme, comparaissent devant la cour d'assises spéciale de Paris, dans la salle spécialement construite pour le procès du 13-Novembre dans le Palais de justice de l'Ile de la Cité.

  • Rassemblement devant le mémorial situé sur la promenade des Anglais où le camion a foncé dans la foule lors des célébrations du 14-Juillet, à Nice, le 15 juillet 2016.
    Rassemblement devant le mémorial situé sur la promenade des Anglais où le camion a foncé dans la foule lors des célébrations du 14-Juillet, à Nice, le 15 juillet 2016. — FRANCOIS MORI/AP/SIPA

    L’audience doit s’étirer jusqu’au 16 décembre 2022.

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