Mission Artémis en images : Première étape avec l’envoi d’une fusée vers la Lune

Objectif lune Cinquante ans après le dernier vol d’Apollo, la mission Artémis 1 doit marquer le début du programme américain de retour sur la Lune

O.J. avec AFP
Le système de lancement spatial de la NASA se trouve au bâtiment d'assemblage de véhicules du centre spatial Kennedy de l'agence en Floride le 16 août 2022.
Le système de lancement spatial de la NASA se trouve au bâtiment d'assemblage de véhicules du centre spatial Kennedy de l'agence en Floride le 16 août 2022. — ALEX G PEREZ/AGP FOTO/SIPA

Le décollage de la nouvelle fusée de la Nasa pour la Lune, la plus puissante du monde, a été annulé lundi en raison d’un problème technique, une déception mais « pas une surprise » pour l’agence spatiale américaine, qui devra désormais viser les prochaines fenêtres de repli. Les prochaines dates de décollage possibles sont les 2 et 5 septembre. Mais le problème survenu sur l’un des moteurs devra d’abord être évalué en détail avant de déterminer un nouveau départ.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • La fusée Artemis I du système de lancement spatial de la NASA sort du bâtiment d’assemblage de véhicules du Kennedy Space Center le mardi 16 août 2022.
    La fusée Artemis I du système de lancement spatial de la NASA sort du bâtiment d’assemblage de véhicules du Kennedy Space Center le mardi 16 août 2022. — CRAIG BAILEY/USA TODAY/SIPA

    Cinquante ans après le dernier vol d'Apollo, la mission Artémis 1 doit marquer le début du programme américain de retour sur la Lune, devant permettre à l'humanité d'atteindre ensuite Mars.

  • Le système de lancement spatial de la NASA se trouve au bâtiment d’assemblage de véhicules du centre spatial Kennedy de l’agence en Floride le 16 août 2022.
    Le système de lancement spatial de la NASA se trouve au bâtiment d’assemblage de véhicules du centre spatial Kennedy de l’agence en Floride le 16 août 2022. — ALEX G PEREZ/AGP FOTO/SIPA

    Un échec complet de la mission serait dévastateur pour une fusée au budget faramineux (4,1 milliards par lancement, selon un audit public) et en retard de plusieurs années (commandée en 2010 par le Congrès américain pour une date initiale de décollage en 2017).

  • Les T-38 de la NASA, un élément de l’entraînement des astronautes, volent en formation au-dessus de la fusée Space Launch System (SLS) sur la rampe de lancement 39B au Kennedy Space Center, à Cap Canaveral, en Floride, le 25 août 2022.
    Les T-38 de la NASA, un élément de l’entraînement des astronautes, volent en formation au-dessus de la fusée Space Launch System (SLS) sur la rampe de lancement 39B au Kennedy Space Center, à Cap Canaveral, en Floride, le 25 août 2022. — JOSH VALCARCEL/UPI/NEWSCOM/SIPA

    La mission doit propulser la capsule Orion sans équipage jusqu'en orbite autour de la Lune, afin de vérifier que le véhicule est sûr pour de futurs astronautes - dont la première femme et la première personne de couleur qui marcheront sur la surface lunaire.

  • Des modèles du module d’équipage et du module de service Orion sont présentés lors d’une visite du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) de la NASA au Kennedy Space Center, le dimanche 28 août 2022.
    Des modèles du module d’équipage et du module de service Orion sont présentés lors d’une visite du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) de la NASA au Kennedy Space Center, le dimanche 28 août 2022. — PAT BENIC/UPI//SIPA

    L'objectif principal d'Artémis 1 est de tester le bouclier thermique de la capsule Orion, conçue par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui reviendra dans l'atmosphère terrestre à près de 40.000 km/h, et une température de 2.800°C.

  • Les travaux se poursuivent sur le module d’équipage Artemis 3 Orion au bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) de la NASA au Kennedy Space Center, en Floride, le dimanche 28 août 2022.
    Les travaux se poursuivent sur le module d’équipage Artemis 3 Orion au bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) de la NASA au Kennedy Space Center, en Floride, le dimanche 28 août 2022. — PAT BENIC/UPI/NEWSCOM/SIPA

    Au lieu d'astronautes, des mannequins seront à bord, équipés de capteurs enregistrant vibrations et taux de radiations. Des microsatellites seront également déployés pour aller étudier la Lune, ou encore un astéroïde.

  • La capsule Orion de la mission Artemis III à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022.
    La capsule Orion de la mission Artemis III à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022. — CHANDAN KHANNA/AFP

    Après cette première mission, Artémis 2 emportera en 2024 des astronautes jusqu'à la Lune, sans y atterrir.

  • L’astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne Alexander Gerst (à droite) regarde le module de service européen de la mission Artemis II, à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022.
    L’astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne Alexander Gerst (à droite) regarde le module de service européen de la mission Artemis II, à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022. — CHANDAN KHANNA/AFP

    Un honneur réservé à l'équipage d'Artémis 3, en 2025 au plus tôt. La Nasa souhaite ensuite lancer environ une mission par an.

  • Thomas Pesquet, ingénieur aérospatial français, pilote et astronaute de l’Agence spatiale européenne, devant le module de service européen de la mission Artemis II, à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022.
    Thomas Pesquet, ingénieur aérospatial français, pilote et astronaute de l’Agence spatiale européenne, devant le module de service européen de la mission Artemis II, à l’intérieur du bâtiment des opérations et des vérifications (O & C) du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, le 28 août 2022. — CHANDAN KHANNA/AFP

    L'astronaute français Thomas Pesquet « regardera avec beaucoup d'attention » les prochains vols habités de la mission Artemis vers la Lune, estimant avoir « voix au chapitre » pour poser sa candidature, au même titre que « plusieurs » astronautes européens, a-t-il dit lundi sur France Info. « Ce qui est bien, c'est qu'il y aura plusieurs missions (...), on a un programme qui va être durable en utilisant les ressources sur la Lune, et ça, ça veut dire qu'il n'y aura pas un astronaute européen », mais « dans une dizaine d'années, il y en aura plusieurs », a-t-il ajouté.

  • La fusée Artemis I se trouve sur la rampe de lancement 39-B du Kennedy Space Center, le 26 août 2022 à Cap Canaveral, en Floride.
    La fusée Artemis I se trouve sur la rampe de lancement 39-B du Kennedy Space Center, le 26 août 2022 à Cap Canaveral, en Floride. — JOE RAEDLE/GETTY IMAGES/AFP

    Le but est d'établir une présence humaine durable sur la Lune, avec la construction d'une station spatiale en orbite autour d'elle (Gateway), et d'une base à la surface.

  • Cette image satellite distribuée avec l’aimable autorisation de Maxar Technologies, capturée le 25 août 2022, montre la fusée lunaire sans pilote Artemis I au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride.
    Cette image satellite distribuée avec l’aimable autorisation de Maxar Technologies, capturée le 25 août 2022, montre la fusée lunaire sans pilote Artemis I au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride. — MAXAR TECHNOLOGIES/AFP

    Là, l'humanité doit apprendre à vivre dans l'espace lointain et développer toutes les technologies nécessaires à un aller-retour vers Mars.

  • La Lune, le satellite de la Terre, le 18 août 2022.
    La Lune, le satellite de la Terre, le 18 août 2022. — FRASER GRAY/SIPA

    Mais avant cela, se rendre sur la Lune est aussi stratégique, face aux ambitions de nations concurrentes, notamment la Chine.

  • Un photographe de presse s’installe pour couvrir la mission de la fusée Artemis I Space Launch System, un peu moins de deux heures avant le lancement prévu au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 29 août 2022.
    Un photographe de presse s’installe pour couvrir la mission de la fusée Artemis I Space Launch System, un peu moins de deux heures avant le lancement prévu au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 29 août 2022. — GREGG NEWTON/AFP

    Cependant, le décollage de la nouvelle fusée de la Nasa pour la Lune, la plus puissante du monde, a été annulé lundi en raison d'un problème technique.

  • La fusée lunaire sans pilote Artemis I se trouve sur la rampe de lancement du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 29 août 2022.
    La fusée lunaire sans pilote Artemis I se trouve sur la rampe de lancement du Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 29 août 2022. — CHANDAN KHANNA/AFP

    Le lancement était initialement prévu à 08H33 (12H33 GMT) depuis l'aire de lancement 39B du centre spatial Kennedy. 

  • Les personnes installées sur la plage partent après le report du lancement de la fusée lunaire sans pilote Artemis I, à Cocoa Beach, en Floride, le 29 août 2022.
    Les personnes installées sur la plage partent après le report du lancement de la fusée lunaire sans pilote Artemis I, à Cocoa Beach, en Floride, le 29 août 2022. — MARCO BELLO/AFP

    Les prochaines dates de décollage possibles sont les 2 et 5 septembre. Mais le problème survenu sur l'un des moteurs devra d'abord être évalué en détails avant de déterminer une nouvelle date.

Retourner en haut de la page