Facebook, source de jalousie?

TEMOIGNEZ Une étude canadienne établit un lien entre Facebook et jalousie. Vous témoignez...

Paul Ackermann

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Une page du site Facebook
Une page du site Facebook — dr
A en croire Rouflaquette, une internaute qui s'exprime dans les commentaires ci-dessous, l'espionnage a parfois du bon: «Les suspicions engendrées par Facebook m'ont permis, à force de recherches, de me rendre compte que mon fiancé me trompait. Tous les doutes et les pressentiments auxquels je ne voulais pas me fier ont été confirmés. Merci Facebook!» Ainsi résume-t-elle les découvertes qu'elle a faites sur le réseau. De son côté, Eole se dit que lorsque l'on a tendance à être un peu possessif, mieux vaut éviter de passer trop temps à surveiller le profil de sa moitié. «Un homme jaloux comme moi aurait mieux fait de s'abstenir de fourrer son nez partout. Résultat, en trois minutes, on peut savoir l'impensable. Les discussions, les numéros de portable, les adresses, les identités, les lieux de travail. Si j'avais vraiment été impulsif, j'aurais su où aller pour trouver certaines personnes», conclut-il.

Pour nombre d'internautes, Facebook (site sur lequel vous pouvez devenir fan de 20minutes.fr) est un outil qui a révolutionné la drague. Une fois l'affaire conclue, le site communautaire peut cependant se révéler dangereux, c'est ce que révèle une étude de l'université de Guelph dans l'Ontario au Canada et vos commentaires sous cet article.

Pour la première fois, les liens entre jalousie et l'usage de cette plateforme ont étés prouvés grâce à l'analyse du comportement de 308 étudiants âgés de 17 à 24 ans. L'étude démontre même que plus on passe de temps sur ce site, plus on devient suspicieux. Facebook créerait effectivement «de la jalousie et de la suspicion dans les relations romantiques et sexuelles».

Pour la doctorante en psychologie qui a conduit cette étude, Amy Muise, cet «effet Facebook» trouve ses racines dans le fait que ce site «donne accès à des informations sur le partenaire qui ne seraient pas disponible autrement comme les liens d'amitié, les échanges sociaux et, surtout, les échanges avec de précédents partenaires amoureux (ce qui est le cas de 75% des personnes interrogées, ndlr)».  Le bon vieux «Jennifer et XX sont maintenant amis», qui génère une suspicion instantanée lorsque que votre moitié le voit apparaître dans les flux d'infos générés par le site.

Il reste cependant quelques internautes pour défendre le site, comme Igenys: «Dans le virtuel, on peut se planquer derrière son écran, mais dans le réel on se planque avec d'autres, loin de l'intéressé, pour médire dessus. Finalement Facebook est plus honnête, surtout celui qui est ouvert à tous. Et les écrits restent, tandis que les paroles s'envolent. Mais le fond reste le même. Chacun se moque de l'autre et chacun a raison.»

Et vous, avez-vous déjà vécu de tels conflits suite à
votre expérience sur Facebook?  Vous espionnez - ouvertement ou non - le profil de votre conjoint(e)?  Ou bien est-ce votre moitié qui vous surveille? Continuez à nous le dire ci-dessous dans les commentaires...