Après la baisse de salaire, le travail gratuit?

CRISE British Airways, en difficulté, demande à ses employés de travailler gratuitement... et vous, seriez-vous prêt à cela pour sauver votre entreprise?

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Le développement de la vente de vols sur internet et du billet électronique permet aux compagnies aériennes de tailler dans leurs coûts, mais aussi dans leurs effectifs, comme l'illustre la suppression de 400 postes commerciaux annoncée mercredi par British Airways.
Le développement de la vente de vols sur internet et du billet électronique permet aux compagnies aériennes de tailler dans leurs coûts, mais aussi dans leurs effectifs, comme l'illustre la suppression de 400 postes commerciaux annoncée mercredi par British Airways. — AFP/BA

Il y a un mois, l’entreprise Hertz demandait un «effort de solidarité» à ses employés: accepter une baisse de salaire. Ce mardi, c’est British Airways, selon Reuters, qui demande à ses salariés de travailler gratuitement.
 
La compagnie aérienne, dont les chiffres rendus publics le mois dernier font état d’un record de pertes, y voit une solution pour garantir sa survie. La mesure ne concerne que les employés travaillant en Grande-Bretagne, et se fera sur la base du volontariat. Concrètement, il s’agira de congé sans solde ou de journées de travail (une semaine à un mois) non rémunérées. Le directeur général, Willie Walsh, aurait d’ors et déjà promis de travailler gratuitement tout le mois de juillet.
 
Nous vous avons demandé ce que vous en pensiez et vous avez répondu par centaines. «S'il y a déduction fiscale de la période non rémunérée, ou un avantage autre pourquoi pas, répond par exemple Eole. Mais sans contrepartie c'est de l'esclavage, du chantage à l'emploi. On travaille pour vivre, pas l'inverse.» Et Gavroche d'ajouter: «Tout travail mérite salaire, or, force est de constater que la période du chantage au chômage exercée dans toute l'Europe a contraint notre jeunesse d'alors à tout accepter, à ne point résister, en un mot à se résigner. Alors voilà une nouvelle escalade, qui pour le cas est toute britannique, mais qui ne saurait tarder par être argumentée dans notre hexagone par nos dirigeants qui ont toujours pour habitude d'exporter et faire admettre tout ce qui est le plus défavorable pour les citoyens français, en citant en exemple le pays ou les pays voisins.»
 
Dans la même veine, ROTA37, lui, pose des questions qui semblent rhétoriques: «Comment à notre époque des milliers de personnes seraient-elles prêtes à aller travailler pour des exploiteurs qui se servent de la crise pour modifier les acquis sociaux gagnés de hautes luttes depuis deux siècles? Que des esclaves!»
 
Chèvre, lui, défend les entrepreneurs: «Les Français préféreraient-ils voir leur entreprise couler que de l'aider? Il y a une telle défiance des salariés vis-à-vis des entreprises que ce n'est pas impossible... si la boite ferme parce que personne ne fait d'effort, vous aurez l'air malins avec votre intransigeance!» De nombreux internautes outrés lui ont répondu et le débat a tourné au chat.

 
Mais vous, que pensez-vous de la proposition de British Airways? Seriez-vous prêt à travailler gratuitement pour sauver votre entreprise? Continuez à nous le dire ci-dessous, dans les commentaires...