Votre Goncourt en six mots: «Avenir, ce mot est derrière nous»

PARTICIPEZ Comme Hemingway, créez un chef-d'œuvre en une phrase...

Paul Ackermann

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"Les Bienveillantes", confession apocryphe de plus de 900 pages d'un ancien officier SS, devance "Marilyn, dernières séances" de Michel Schneider (Grasset) et "Ce qui est perdu" de Vincent Delecroix (Gallimard), dans le classement du Grand prix de l'Académie française.
"Les Bienveillantes", confession apocryphe de plus de 900 pages d'un ancien officier SS, devance "Marilyn, dernières séances" de Michel Schneider (Grasset) et "Ce qui est perdu" de Vincent Delecroix (Gallimard), dans le classement du Grand prix de l'Académie française. — Mychele Daniau AFP/Archives

Parmi les candidats malheureux au Goncourt, Jean-Marie Blas de Roblès proposait avec «Là où les tigres sont chez eux» (Zulma) un pavé de 1.000 pages. Le prix Goncourt 2006, «Les Bienveillantes» de Jonathan Littell, en comptait 900. L'occasion de se demander si les plus grandes œuvres sont toujours les plus épaisses. Ernest Hemingway avait effectivement dit que sa meilleure œuvre ne faisait que six mots: «For sale: baby shoes, never worn.» («A vendre: chaussures de bébé, jamais portées.») Le Guardian avait proposé à des auteurs de faire de même et nous vous l'avons aussi proposé.
 
Poétique, Epicurien-anar écrit ceci: «Avenir, ce mot est derrière nous.» Mamychou8 s'exprime ainsi: «Se blottir pour lécher ses plaies.» Et Miya envoie ce texte: «La vie passe vite, le monde reste immobile...»
 
De son côté, Belmiro préfère l'humour: «Damned, George, pas ce bouton! (Barack)» Et Bagh s'approprie l'histoire d'un autre: «Luke, je suis ton père... Papa?»
 
Continuez d'écrire ci-dessous votre plus belle histoire en six mots...