Rentrée littéraire: Best-seller, surprises et têtes d’affiche… Les pépites à ne pas manquer

LIVRES On vous a concocté un manuel de survie pour vous repérer dans la jungle des sorties...

L.Be.

— 

Amélie Nothomb, ici au Salon du livre en 2015, sort un nouveau roman à la rentrée.
Amélie Nothomb, ici au Salon du livre en 2015, sort un nouveau roman à la rentrée. — sipa

Têtes d’affiches, découvertes, best-sellers, romans étrangers… Avec 581 romans prévus pour le cru 2017, selon un décompte établi par le magazine Livres Hebdo, la rentrée littéraire s’annonce comme un tsunami dans les librairies. Et comme on aperçoit déjà le découragement dans l’œil du passionné de littérature que vous êtes (pas de panique, personne ne va lire près de 600 romans, restons sérieux), on vous a concocté un manuel de survie pour vous repérer dans la jungle des sorties.

Le plus attendu : « Millénium V », de David Lagercrantz

Stieg Larsson est mort, mais pas Millénium. Le créateur de la saga avait imaginé Lisbeth Salander en hackeuse tatouée revenue des enfers pour châtier ses bourreaux : dans le cinquième opus, David Lagercrantz la jette en prison, comme pour conjurer le spectre de son créateur. Le plus grand secret entoure cet événement planétaire organisé au millimètre, à la mesure des enjeux financiers :  le précédent opus (Ce qui ne me tue pas), écrit par Lagercrantz, s’était écoulé à six millions d’unités dans 47 pays. Les trois premiers tomes, signés Stieg Larsson, avaient été vendus à 80 millions d’exemplaires dans 50 pays.

>> A lire aussi : «On m’a traité comme l’ennemi public numéro 1», raconte David Lagercrantz

Le best-seller assuré : « Frappe-toi le cœur », par Amélie Nothomb

Un livre d’Amélie Nothomb à la rentrée littéraire, c’est un peu comme retrouver une bonne vieille copine une fois par an, toujours avec plaisir. Cette fois, l’écrivaine un peu perchée revient avec un roman sur l’amour et le désamour maternel, noir comme un film de Claude Chabrol. Très aimée par son entourage, la malheureuse Diane ne parviendra jamais à se faire aimer par sa mère, Marie, contrairement à son frère et à sa sœur. Une histoire de femmes et de jalousie.

>> A lire aussi : «Le Crime du comte Neville», Amélie Nothomb bon chic, bons genres

Le géant étranger à ne pas manquer « Underground Railroad », de Colson Whitehead

Pour donner le ton, le bouquin signé Colson Whitehead a remporté le Pulitzer et le National Book Award cette année. Ce livre raconte l’histoire du réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite connu sous le nom d’Underground Railroad. Ce réseau a existé. Si tout est vrai, dans le roman de Colson Whitehead, tout est faux. Le romancier, âgé de 48 ans, imagine une véritable voie ferrée souterraine transportant les esclaves évadés du Sud au Nord. On suit Cora, 16 ans, esclave dans une plantation de coton de Georgie. Elle prend le train vers la liberté. « Regardez au-dehors quand vous filerez à toute allure, vous verrez le vrai visage de l’Amérique », lui lance le conducteur lorsqu’elle monte à bord. Regarder au-dehors sous terre ? L’obéissante Cora suivra cette injonction et ne verra que des ténèbres.

Le témoignage d’un écrivain blessé : « Le livre que je ne voulais pas écrire », d’Erwan Larher

Au mauvais endroit, au mauvais moment, le romancier Erwan Larher a été blessé par une balle de kalachnikov pendant les attentats du 13 novembre 2015. Il figurait parmi les spectateurs des Eagles of death metal au Bataclan. Le livre que je ne voulais pas écrire offre un témoignage littéraire où l’auteur aborde la violence, l’émotion et le bouleversement provoqués par la brutalité de l’attaque.

Le rendez-vous d’anticipation : « Zéro K », de Don DeLillo

Le géant de la littérature américaine est de retour, après sept ans de silence, avec un roman sur le transhumanisme. Le richissime Ross Lockhart, principal actionnaire d’un centre de recherche secret, fait appel à ses services pour conserver son épouse, atteinte d’une maladie incurable, et espérer la ranimer quand la médecine en sera capable. Habitué des œuvres puissantes, l’auteur de 80 ans plonge dans un roman philosophique sur la mort et joue avec les frontières de la réalité.