Quarante ans de la mort de Maria Callas: L'exposition «Maria by Callas» dévoile l'intimité de la diva

LEGENDE La chanteuse d'opéra mondialement connue pour sa voix exceptionnelle, décédée le 16 septembre 1977, fait l'objet de l'exposition «Maria by Callas» qui ouvre ce samedi...

Claire Barrois

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Maria Callas, le 5 janvier 1966 au théâtre de l'Odéon theater à Paris pendant la première du «Barbier de Séville».
Maria Callas, le 5 janvier 1966 au théâtre de l'Odéon theater à Paris pendant la première du «Barbier de Séville». — AFP Photo

Pour sa première exposition, la Seine Musicale (salle de concert ouverte en avril sur l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt) a décidé de voir grand avec Maria by Callas. Quarante ans jour pour jour après la mort de la diva, le commissaire de l’exposition, Tom Volf, rend hommage à Maria Callas, la femme derrière la légende.

« On a voulu donner une modernité à la Callas pour les quarante ans de sa disparition, affirme l’auteur du livre également intitulé Maria by Callas. J’ai passé quatre ans à faire le tour du monde, à rencontrer les derniers proches de Maria Callas qui m’ont confié des documents inédits. » Et dans les 800 m2 d’exposition, le résultat est bluffant : films de fans pendant ses concerts, lettres et enregistrements audio nous permettent d’imaginer l’intimité de la chanteuse, souvent mise de côté au profit de sa carrière.

Une immersion en musique

A l’entrée, on se voit remettre un audioguide avec la voix de La Callas pour guide. A l’entrée, une biographie nous explique les difficultés de son enfance – notamment avec sa mère —, l’omniprésence du chant dans sa vie, qui ne lui a pas permis de s’épanouir en tant que femme… On en apprend beaucoup sur sa vie derrière le mythe. « Maria raconte La Callas et inversement » précise Tom Volf.

Dans l’atmosphère feutrée de l’exposition, on croise çà et là des objets iconiques de la chanteuse : une icône de la vierge qui était son porte-bonheur, sa robe pour interpréter Norma, un de ses rôles phares… « L’exposition est à la fois intéressante pour les amateurs parce qu’il y a beaucoup d’inédits et pour le grand public qui peut apprendre qui elle était et pourquoi c’est quelqu’un d’unique », estime le commissaire.

Au cours du parcours, tout le monde peut en effet en avoir pour son compte entre les photos de vacances de la diva et la salle 360°, qui nous permet d’écouter La Callas comme si on assistait réellement à un de ses concerts. Petit bémol néanmoins, après la plongée dans l’enfance de la chanteuse grecque, son histoire avec le milliardaire Aristote Onassis aurait mérité un peu plus de détails.