VIDEO. Du «chanteur de Linkup est mort» à «je suis anéanti»... Ce qu'était Linkin Park pour les générations X, Y et Z

MUSIQUE Le décès du chanteur du groupe de rock a bouleversé de nombreux fans, tous âges confondus…

C.W.

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Le groupe Linkin Park a fortement marqué la génération Y
Le groupe Linkin Park a fortement marqué la génération Y — Larry Marano/Shuttersto/SIPA

« Tu as vu que le chanteur de Linkup est mort ? » En entendant cette réflexion ce vendredi matin au travail, on s’est dit que nous n’étions pas tous égaux face à Linkin Park (pour rappel, Linkup était le nom du groupe de M. Pokora). Pourtant, celui de Chester Bennington, décédé jeudi, qui a connu son premier grand succès au début des années 2000 (avec l’album Hybrid Theory), a marqué l’adolescence de millions de fans à travers le monde. Et pas seulement de ceux qui à cette époque, avaient le front couvert de boutons et le menton criblé de points noirs. 

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Les Xennials 

Bon, s’il y en a bien une qui est passée à côté du phénomène par contre, c’est celle-là. « Ça ne m’évoque rien, je n’ai jamais entendu parler du groupe », reconnaît Esther, parfaite représentante des Xennials, ces individus nés entre 1977 et 1983. Il faut dire que pour surmonter son adolescence, cette génération a eu droit à Nirvana, Sonic Youth ou encore Garbage… Un autre délire, disons. Pour une majorité de Xennials, s’il fallait retenir une date, ce ne serait pas le 20 juillet 2017, mais le 5 avril 1994 lorsque Kurt Cobain mit lui aussi un terme à son existence.

Les Millennials 

Rien à voir avec  les Millennials, nés entre 1980 et 2000, autrement appelés « génération Y », « génération sacrifiée », mais que l’on pourrait aisément rebaptiser « génération Linkin Park ». Pour beaucoup d’entre eux, l’annonce du décès de Chester Bennington, les a anéantis. « Je suis triste, meurtri de savoir cette triste nouvelle », témoigne auprès de 20 Minutes, David, 32 ans. « Sa mort est une partie de mon adolescence qui se brise et s’efface », déplore Iwy. Des jeunes trentenaires qui au début du 21e siècle, ont subi leurs premières montées d’hormones, se sont étouffés avec leurs premières soufflettes, ont arboré leurs premières paires d’Etnies et se sont pété les tibias en skate. Des jeunes qui ont trouvé en Chester Bennington, mais aussi en Slipknot ou en Limp Bizkit, de quoi calmer leur vague à l’âme.

La génération Z 

Si ce vendredi la génération Y est en deuil, sa petite sœur, la « Z » (née après 1995), l’est aussi en partie. « Linkin Park est le groupe qui m’a fait aimer la musique et les concerts, explique Laurène, 22 ans. A chaque fois que je les voyais, je ressentais un indescriptible sentiment de bonheur. » Un sentiment partagé par la jeune chanteuse Marina Kaye, qui s’est dite sur Twitter « sous le choc » après l’annonce de la disparition d’un artiste qui a « bercé son enfance ».

Le point commun de toutes ces générations ? Le mal-être. Une majorité d’entre eux remercient Linkin Park et son chanteur d’avoir contribué à panser leurs blessures et de « les avoir réconfortés dans les moments les plus sombres », comme le détaille Sarah, une autre jeune fan du groupe.

Mais si Chester Bennington a aidé des générations de jeunes à affronter leurs démons, il semblerait que lui-même n'ait pas remporté le combat contre les siens.