Nazim, faiseur de tubes de Kendji et Amir, sort de l'ombre avec son premier single

MUSIQUE L’auteur et compositeur qui a œuvré sur «Andalouse», «J’ai cherché» ou «Requiem» livre ce vendredi «Pourquoi veux-tu que je danse?»…

Fabien Randanne

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Nazim, auteur et compositeur de nombreux tubes pour Claudio Capéo, Amir et Kandji Girac
Nazim, auteur et compositeur de nombreux tubes pour Claudio Capéo, Amir et Kandji Girac — Universal Music France
  • Nazim Khaled, 30 ans, est auteur-compositeur.
  • On lui doit de nombreux tubes tels que Andalouse de Kendji Girac, Ça va, ça va de Claudio Capéo ou les deux dernières chansons de la France à l'Eurovision, J'ai cherché et Requiem.
  • Ce vendredi, Nazim sort Pourquoi veux-tu que je danse ?, premier single d'un album à venir d'ici à l'hiver prochain.

Nazim vous est peut-être inconnu, pourtant, vous le connaissez déjà. Andalouse ou Les Yeux de la mama de Kendji Girac, c’est lui. J’ai cherché d’Amir, c’est lui aussi. Ça va, ça va et Riche de Claudio Capéo c’est encore lui. Le Requiem d’Alma à l’Eurovision ? Toujours lui. Nazim Khaled a apposé sa patte d’auteur-compositeur à chacun de ces tubes.

Autant de collaborations qui en appellent d’autres – il travaille en ce moment avec Florent Pagny – et qui ont nourri son envie de défendre lui-même ses chansons. Son désir se concrétise avec son premier single, Pourquoi veux-tu que je danse ?*, qui sort ce vendredi. « J’ai hâte, ça fait un petit moment que j’attends et c’est enfin mon tour, confie-t-il à 20 Minutes. Je me rends compte que ce n’est pas si facile que ça d’être en première ligne. » Habitué à œuvrer dans l’ombre, l’ancien élève du Conservatoire de Saint-Etienne (Loire) appréhende de s’exposer en pleine lumière. Ou plutôt de se consumer au feu des critiques. « Certaines sont constructives. Mais le genre de remarques bêtes comme "Il a une tête de con", ça peut toucher de plein fouet. »

Charles Bukowski, Aznavour et « Les Reines du shopping »

Nazim se décrit comme sensible et cela se ressent dans la plupart des textes qu’il a signés en nimbant des élans mélancoliques d'un voile de douceur. Son modèle, c’est Charles Aznavour, qui « est arrivé avec un langage populaire, quelque chose de la rue, de vrai. Il a su livrer de la simplicité avec poésie ».

Nazim s’intéresse autant à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître qu’à Queen ou aux rappeurs d’aujourd’hui. « Ma génération est celle du mélange, elle peut autant lire Bukowski un jour et regarder Les Reines du shopping le lendemain », souligne-t-il. Pas étonnant, donc, qu’il fasse valser la gravité avec la légèreté dans sa musique qu’il veut « populaire ».

« Faire réfléchir sans donner de leçon »

« Je souhaite peindre les émotions du quotidien en faisant passer des messages poétiques, d’amour, d’humour, qui ne soient pas intello, qui fassent réfléchir sans donner de leçons. » Sa chanson Pourquoi veux-tu que je danse ?, taillée pour devenir l’un des tubes de l’été avec son refrain orientalisant et… dansant, en est un parfait exemple. « Elle peut-être prise au premier degré et il n’y a aucun problème avec ça. Mais pour moi, ici, le verbe "danser" est synonyme d’"obéir, suivre les codes, marcher au pas". »

« On nous engraisse aux belles promesses, bien sûr on mange tout ce qu’on nous donne. Quand la détresse tue la tendresse y’a plus personne. Et si ça te fait plaisir, j’veux bien sourire, mais quand je vois le présent, j’aime pas l’avenir », clament les paroles. L’avenir de Nazim, on serait prêt à le parier, semble plutôt fait de lendemains qui chantent.

* Pourquoi veux-tu que je danse ? (Universal Music France) est disponible sur la majorité des plateformes légales. Il est le premier single de l’album de Nazim qui sera commercialisé d’ici à la fin de l’année.