«Voir des mecs de 30-35 ans qui viennent entre potes écouter Claudio Capéo, c'est ouf!»

INTERVIEW Un album quadruple disque de platine, une tournée des festivals bien remplie et une série de concerts dans les Zénith… Claudio Capéo cartonne. Le chanteur a répondu aux questions de « 20 Minutes »…

Propos recueillis par Fabien Randanne

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La chanteur Claudio Capéo.
La chanteur Claudio Capéo. — Yan Orhan
  • Claudio Capéo a été révélé dans The Voice l’an passé. Son album éponyme s’est écoulé à plus de 410.000 exemplaires en huit mois…
  • Cet été, le groupe se produira dans 24 festivals. Seul Vianney en fera davantage
  • Claudio Capéo a refusé de représenter la France à l’Eurovision car il est « trop flippé pour faire ce genre de choses »

Claudio Capéo, c’est le pseudo du chanteur révélé au grand public dans The Voice l’an passé, et le nom de son groupe, formé en 2008. Alors, en interview, le jeune trentenaire passe du « je » au « on », rappelant que le carton foudroyant de son album éponyme*, écoulé à plus de 410.000 exemplaires en huit mois, est un succès collectif. Ce samedi, les cinq potes seront sur scène à Talence (Gironde), première date d’un marathon d’une vingtaine de festivals d’été** avant d’enchaîner dès cet automne avec une tournée des Zénith. Claudio Capéo étant de passage à 20 Minutes pour un Facebook live, on en a profité pour lui parler de ces rendez-vous musicaux, de son duo avec Vitaa et même d’Eurovision.

Il y a un tout petit peu plus d’un an, vous participiez à « The Voice »… Vous imaginiez-vous que le succès arriverait si vite ?

Non, on s’est lancé dans cette aventure pour ouvrir des portes, essayer d’y croire, de vivre de la musique. Faire de la télé, être en mode compétition, ce n’était pas mon truc. En entrant dans l’émission, j’ai découvert plein de belles choses, une vraie famille. Au départ, je me suis dit que j’allais gagner des gens sur les réseaux sociaux, que je ferai peut-être un peu plus de concerts… Et puis je sors aux battles [une étape qui précède les directs], on se fait repérer par Sébastien Saussez [directeur du label Jo & Co] et Pascal Nègre et là ça part dans tous les sens. C’est tellement fou ! C’est allé si vite alors que ça fait quand même neuf ans qu’on joue. Alors on se laisse porter.

Votre album éponyme est quadruple disque de platine… De quoi avoir la grosse tête ?

On le gère bien. On est là avant tout pour faire de la musique, le reste on s’en fiche. On est entre potes, ça n’a pas changé si ce n’est qu’on a plus un véhicule qui tombe en panne tous les 50 km. On se connaît depuis des années, dès qu’il y en a un qui part en latte, on le replace.

Cet été vous serez à l’affiche de plus d’une vingtaine de festivals. Seul Vianney en fera plus que vous…

Les festivals nous ont toujours fait rêver. C’est partir à la rencontre d’autres artistes et c’est toujours un peu un challenge parce que dans le public il n’y a pas que des gens qui sont venus pour nous voir. On a toujours tenté d’en faire, c’était super compliqué, à part chez nous [en Alsace] pour la Foire aux vins. Les Francofolies, on les a faits il y a deux ans sur le trottoir, on a joué à la sortie en essayant de récupérer un maximum de spectateurs. Cette année, on a le droit de monter sur scène [le 12 juillet], c’est une histoire de dingue !

A la rentrée vous enchaînerez avec un nouveau challenge : la tournée des Zénith…

On n’en a jamais fait, donc on va voir ! Je me demande qui va venir. Avant, on remplissait pas un bistro, d’un coup on remplit des salles de 1,500 personnes et là, on nous fait faire des Zénith ! C’est avec plaisir, on est super chauds, on est motivés. Ça restera un concert, avec un décor différent, on va travailler tout ça. Si on arrive à remplir ces salles, ce serait incroyable. J’ai du mal à y croire encore.

A quoi ressemble votre public ?

Franchement, il y a tous les âges. On a cette chance-là. Au départ, on pensait vraiment toucher davantage les ados, les nanas… Et puis on voit des mecs de 30-35 ans qui viennent à cinq, entre potes, écouter Claudio Capéo, je trouve ça ouf, c’est cool !

Vous avez aussi enregistré « Un peu de rêve » avec Vitaa, qui est très éloignée de votre univers musical. Comment est né ce duo ?

C’est elle qui est venue vers moi. J’ai reçu le morceau, je l’ai écouté vingt secondes et je me suis dit « Non, je peux pas faire ça, ce n’est pas du tout mon style ». Je respecte énormément Vitta, mais ce n’était pas mon truc…

Il se trouve que les fans nous demandaient si on allait faire un duo avec Manu Chao, Christophe Maé, Zaz… Ça aurait été cool, mais trop facile, trop évident. Alors je me suis dit : « Pourquoi pas tenter avec Vitaa, je vais peut-être m’en prendre plein la gueule mais au moins on aura essayé un truc auquel personne ne s’attendait ». Le titre fonctionne bien, on l’a bien bossé avec elle, ça a été fait avec le coeur.

Vous avez été approché pour représenter la France à l’Eurovision cette année. Pourquoi avez-vous refusé ?

J’ai trouvé ça beaucoup trop dangereux. Je suis trop un flippé de nature pour faire ce genre de choses. Je me disais que si je me plantais, j’allais m’en prendre plein la gueule. Je n’avais pas envie de décevoir. J’ai bien vu Alma [qui a représenté la France à l’ Eurovision en mai], tout le boulot qu’elle a eu derrière. Déjà qu’on n’arrête pas une seconde, je ne sais pas comment j’aurais pu faire. Je crois même que je n’aurais pas pu le faire.

* L’album Claudio Capéo (label Jo and Co) est disponible.
** Les dates des prochains concerts sont en ligne sur le site de Claudio Capéo.