Star clash: Little Mix vs James Arthur, le match des gagnants de «X Factor»

MUSIQUE Deux anciens gagnants du télécrochet britannique, un groupe et un artiste solo, viennent de sortir leur nouvel album en France…

Fabien Randanne

— 

Les Little Mix et James Arthur.
Les Little Mix et James Arthur. — Lloyd/Newspix/Shutterst/SIPA - Barker/Newspix/Shutters/SIPA

Ils ont le « X Factor ». Le facteur X, ce je-ne-sais-quoi qui fait les stars de la pop. Ainsi en ont en tout cas décidé les téléspectateurs du télécrochet du même nom, dont la treizième saison est en cours de diffusion au Royaume-Uni, et qui auparavant à notamment sacré Leona Lewis et les One Direction. Le girl band Little Mix a remporté l’émission en 2011 et James Arthur un an plus tard. Tous deux viennent de lancer leur nouvel album en France, en espérant conquérir de nouveaux fans… 20 Minutes compte les points.

  • L’aventure « X Factor »

Little Mix : En 2011, Perrie Edwards, Jesy Nelson, Leigh-Anne Pinnock, Jade Thirlwall ont auditionné chacune en solo, mais c’est en tant que groupe qu’elles ont pris part aux émissions en direct. D’abord nommées les Rhytmix, elles optent en cours de route pour un nouveau nom : les Little Mix. Parmi leurs prestations les plus remarquées, une reprise du E.T. de Katie Perry lors de la spéciale Halloween.

Le quatuor est devenu le premier – et pour l’heure, le seul – girl band victorieux du télécrochet. Les Little Mix n’ont jamais renié l’émission : en octobre, elles s’y sont d’ailleurs produites avec leur single Shoot Out To My Ex.

James Arthur : En 2012, James Arthur n’était pas archi favori à l’heure des premiers directs, plutôt discret, il a pourtant fini par s’imposer en finale. Son premier single Impossible, une reprise de Impossible de Shontelle, s’est écoulé à plus de 3 millions d’exemplaires, un record pour un premier extrait après une victoire au télécrochet.

Quatre ans plus tard, il ne veut pourtant plus évoquer X Factor. « L’histoire a été suffisamment documentée dans les médias, je préfère ne parler que de mon nouvel album », a-t-il rétorqué à 20 Minutes. Il faut dire que James Arthur a entre-temps été au cœur de plusieurs polémiques. Il s’en est ainsi notamment pris aux One Direction et a été vivement critiqué pour un morceau contenant des propos homophobes et un autre dans lequel il chante : « Je vais exploser ta famille puisque je suis un terroriste ». Syco, la maison de disques de Simon Cowell, également producteur et juré de X Factor, a mis fin à son contrat.

Un point pour : Little Mix. Le girl band a su profiter du tremplin et de la force de frappe de l’émission quand James Arthur a préféré cracher dans la soupe alors qu’il aurait pu capitaliser sur son succès que l’image populaire de l’émission n’égratignait en rien.

  • La « love story » avec la France

Les Little Mix : En cinq ans, elles ont sorti quatre album studio et plusieurs singles qui n’ont pas été un carton dans les charts français. Il n’empêche, de ce côté-ci de la Manche, il existe bel et bien une communauté de « Mixers » - le surnom que se donnent les fans du groupe – qui suivent leur actu de très près et s’est enthousiasmé pour leur première date dans l’Hexagone, en juin, au Grand Rex, à Paris. Un petit béguin.

James Arthur : Peu s’en souviennent, mais l’Anglais a remporté en 2013 le NRJ Music Awards de la révélation internationale de l’année. Preuve qu’il a séduit les oreilles d’une partie du public français. Dans l’Hexagone, son premier album éponyme a été sacré disque d’or et le single Impossible s’est vendu à quelque 130.000 exemplaires. Sur Facebook, James Arthur peut compter sur le soutien de plus de 110.000 fans français. « Il est difficile de percer en France. Je crois que pour convaincre le public ici, il faut avant tout être vrai », avance-t-il à 20 Minutes.

Un point pour : James Arthur, notamment si l’on se réfère aux chiffres de ventes. Les Little Mix ont pour l’instant eu du mal à s’imposer auprès du grand public français qui, à l’exception des Spice Girls, à toujours plutôt boudé les girl bands britanniques (All Saints, Sugababes, The Saturdays…).

  • Le nouvel album

Little Mix : Glory Days est dans la veine pop de leurs trois albums précédents. Il est porté par le single Shout Out to My Ex (« Un coup de gueule à mon ex »), dans lequel elles règlent leurs comptes avec leurs anciens petits amis. « J’ai entendu dire qu’il aimait une autre nana. J’avoue que ça me fait mal. (…) J’espère qu’il lui fait mieux l’amour qu’à moi. J’espère qu’elle n’est pas obligée de simuler comme je l’ai fait », raconte le texte. Outch.

Forcément, la Little Mix Perry Edwards ayant eu une relation avec Zayn Malick, ancien des One Direction, le morceau a alimenté la rubrique people. Le lendemain de sa sortie, la chanson était numéro 3 sur iTune France et numéro 1 dans une vingtaine de pays, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie ou la Suède.

James Arthur : Son deuxième opus s’intitule Back From The Edge, en gros, « Revenu de loin », tout un programme. L’artiste ne cache pas que, durant ses deux années loin des lumières médiatiques, il a fait une dépression. « Je ne suis pas complètement retapé, confie-t-il sincèrement à 20 Minutes, mais je me sens mieux, prêt à écrire un nouveau chapitre de ma vie. » Le chanteur, qui se définit comme un artiste « soul et rock », a puisé dans les moments difficiles qu’il a vécus l’inspiration pour les morceaux de ce nouvel album.

L’accueil au Royaume-Uni a été au-delà de ses attentes : il s’est maintenu en tête des ventes pendant trois semaines, ce qu’aucun autre artiste solo n’a réussi à faire cette année. En France, Back From The Edge était à la… 189e place du Top album une semaine après sa sortie.

Un point pour… Little Mix ET James Arthur. Difficile de les départager sur ce coup-là. Selon qu’on est fan de pop pour dance floor ou de ballades soul, le lauréat ne sera pas le même. Côté ventes, James Arthur impressionne au Royaume-Uni, mais les Little Mix font mieux à l’échelle mondiale.

Le gagnant est… James Arthur et les Little Mix. Quitte à jouer à L’Ecole des fans, on vous laisse trancher. De la pop efficace radio-friendly ou de l’artiste torturé en pleine rédemption, quelle est vôtre « cup of tea » ?