On a préparé le réveillon de Noël avec Georgio, le rappeur parisien

MUSIQUE Le rappeur parisien Georgio revient sur le devant de la scène avec son nouvel album, «Héra»...

Propos recueillis par François Oulac

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Dans son nouvel album, «Héra», Georgio apparaît moins sombre que dans son premier opus.
Dans son nouvel album, «Héra», Georgio apparaît moins sombre que dans son premier opus. — N'Kruma

Revenu dans les bacs le mois dernier avec un deuxième album, le rappeur parisien cultive sa modestie et sa sincérité.

Votre nouvel album prend une direction plus pop et mélodique. D’où vous est venue cette envie de vous éloigner du rap pur et dur ?

J’ai énormément d’influences venant de la chanson française, du rock anglais, de la folk. J’écoute Bashung, Miossec, Pete Doherty, Brel… J’ai voulu mélanger tout ça pour créer mon style, ma musique à moi, tout en « kickant ».

Votre premier album Bleu Noir était très sombre, mais votre single Héra parle d’espoir. Votre vie a-t-elle changé entre ces deux disques ?

C’est vrai que le premier album, c’était « dépression dépression dépression », mais j’ai réussi à m’en sortir pour être dans un meilleur état d’esprit. Mais la musique sur « Héra » reste dure, j’ai même un morceau qui parle de prostitution.

Quels sont les albums que vous avez le plus écoutés cette année ?

Le premier album d’Alt-J, An awesome wave et le dernier album des Libertines. Je n’ai pas beaucoup écouté de rap à part Ninho, un MC du 91. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Que signifie Noël pour vous ?

La jouissance de recevoir de cadeaux d’abord (rires). Avec le temps, c’est devenu aussi un moment d’amour familial. Attention, on cherche toujours des cadeaux ! Mais c’est surtout un moment d’amour familial. Généralement, je passe le réveillon chez ma grand-mère en banlieue parisienne, avec mon frère, ma sœur, ma tante et mes cousins. J’ai pas mal de famille en province, je vais probablement bouger un peu aussi.

Après les fêtes, vous repartez en tournée partout dans la France. C’est important pour vous, de maintenir le contact avec votre public ?

La scène c’est la vie ! A la base, la musique est faite pour être jouée live. C’est là que j’ai le plus l’impression de partager avec mon public. Je me donne à fond, les gens me répondent, ça me donne encore plus d’énergie… C’est une communion assez ouf. D’ailleurs, je serai à l’Olympia à Paris le 24 mars, venez !