Ces étoiles filantes des années 2000... Nuttea

SERIE (2/3) Cet été, direction le début des années 2000, la belle époque, quand la musique valait encore quelque chose…

Clio Weickert

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Nuttea, rendu dingue par un «poom poom short»
Nuttea, rendu dingue par un «poom poom short» — Capture d'écran YouTube

En plus d’avoir le temps de boire de la bière à gogo, de rattraper des séries télé zappées et de se poser des questions (pas si) bêtes, l’été est la saison propice aux questions existentielles du type : « Tiens, mais qu’est devenu le petit monsieur qui nous a fait swinguer avec son poom poom short à l’aube du XXIe siècle ? ». En plus de lancer officiellement le front de réhabilitation des tubes du début des années 2000, 20 Minutes s’est penché sur la question. Après Sully Sefil, place à Nuttea.

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LE TUBE : « Elle te rend dingue »

« Elle te rend dingue (dinguedinguedingue) quand elle a son poom poom short/Et ton problème, c’est simplement qu’elle s’en moque/Elle te rend dingue, boy, quand elle wine dans son short/Et il n’y a pas que chez toi qu’elle a causé un choc ». Avec Wannabe des Spice Girls, Elle te rend dingue a cette capacité quasi surnaturelle de pouvoir relancer une soirée toute pourrie. Et de faire twerker les plus frileux d’entre nous (si si, essayez). A l’époque, lors de la sortie de l’album Un signe du temps en 2000, le single se vend à plus de 500.000 exemplaires, et grâce à d’autres titres comme Trop peu de temps (une reprise d’une doucereuse chanson des années 1970), Nuttea occupe une place de choix sur les dancefloors (et dans le Hit machine). Il relance également l’industrie du « poom poom short » et appuie définitivement la candidature des termes « lovers » et « baby girl » auprès de l’Académie française.

ET APRES ?

En 2000, Nuttea, ou Daddy Nuttea (Olivier Lara de son vrai nom), n’est pas un oisillon tombé de la dernière pluie. Il a déjà sorti deux disques, Paris Kingston Paris (1 993) et Retour aux sources (1 996), et cosigné un titre avec IAM, La 25e image, pour la BO de La Haine de Mathieu Kassovitz.

Quatre ans après Un signe du temps, Nuttea enregistre un 4e album, Urban Voodoo, dans la même veine reggae/rap que son précédent opus. Malheureusement, l’album ne rend pas dingues (dinguedinguedingue) les auditeurs. Voguant de soundsystems en soundsystems à travers la France, Nuttea attendra ensuite 2013 pour proposer un nouveau cru, Mister Reggae Music, qu’il produit lui-même et enregistre aux Etats-Unis. Et puis plus rien ? Du tout, Nuttea est loin d’avoir rangé le micro, comme le prouve le tout récent titre Ça va, avec Taïro (oui, le monsieur qui chante Bonne weed).