Marina Kaye
Marina Kaye — Yann Orhan

DECOUVERTE

Marina Kaye: «Après "Incroyable Talent", j'avais décidé d'arrêter la musique»

Gagnante de l'édition 2011 de La France a un incroyable talent, la jeune artiste revient quatre ans après avec «Fearless», son premier album, auréolé du carton de son titre «Homeless» sur le net...

« Après Incroyable Talent, j’avais décidé d’arrêter la musique », confie Marina Kaye, qui avait gagné l’édition 2011 de l’émission de révélation de talents, à 13 ans. On la retrouve avec Julia, son spitz allemand nain, dans les loges avant l’enregistrement d’une émission télévisée. La chanteuse de 17 ans n’a pas abandonné et depuis l’automne dernier, cartonne avec Homeless, présent sur Fearless, – Sans peur —, son premier album tout en anglais disponible le 18 mai. Le clip cumule des millions de vues.

Changement de look parce que c’est « important pour marquer l’après-émission », premières parties de 30 seconds to mars, le groupe de Jared Leto, de Florent Pagny, qui la « soutient beaucoup en postant [ses] actus sur sa page, c’est quelqu’un d’incroyable », et une tournée nationale qui s’annonce : Marina Kaye a pris son envol artistique, notamment grâce à son producteur, ancien banquier reconverti dans l’industrie musicale. « J’avais 14 ans et demi. Il m’a repéré avec ma reprise Skycraper de Demi Lovato sur Youtube. Suite à ça, il m’a demandé de venir à Londres, j’ai interprété trois chansons et depuis, on travaille ensemble. »

Un album peaufiné aux Etats-Unis

Dans Fearless, on croit sentir l’influence de Sia et Adele. « Ce sont des chanteuses que j’adore. » La jeune Marina Kaye a même la possibilité de travailler avec ces artistes. « Sia m’a offert Freeze You Out. Je suis retournée aux Etats-Unis bosser il y a deux mois. Elle a fini par entendre mon projet et elle m’a confié cette chanson ». Lindsey Stirling, « une petite fée », que sa soeur lui a fait découvrir, est la seule artiste à réaliser un duo avec Marina. « Les plus grands artistes sont les plus humbles : Florent Pagny, Lindsey Stirling… J’ai eu la chance de travailler avec des pointures comme le découvreur de Norah Jones, un collaborateur d’Amy Winehouse, Stefan Skarbek entre autres. Mon producteur a réussi à les mener jusqu’à moi, ma voix les a convaincus de travailler avec moi. »

Ne lui parlez plus de Marina Dalmas

Ce premier opus autobiographique a un côté sombre que Marina revendique. « J’ai beaucoup de mal à écrire quand ça va. » La brune diaphane donne à fond dans l’introspection, comme dans Mirror, mirror, une réinterprétation du mythe de Blanche-Neige ? « Merci pour la comparaison. C’est plus une volonté de trouver mon chemin. Et de devenir qui j’ai toujours voulu être. » L’identité est au cœur de son travail. « Marina Kaye a toujours été au fond de moi. Ce projet a été ma seule et unique chance pour la faire sortir. » Et hors de la scène ? « Je ne suis jamais Marina Dalmas [son vrai nom]. Je ne suis vraiment moi depuis que je suis Marina Kaye, que j’assume tout ce qui s’est passé de difficile. Mes paroles suggèrent plus qu’elles n’en disent pour que tout le monde puisse se reconnaître. »