Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur David Bowie

DISPARITION Le chanteur légendaire David Bowie est mort à l'âge de 69 ans. Redécouvrez cinq anecdotes que vous ignoriez probablement sur l’artiste…

Joel Metreau

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David Bowie en 2003, à New York.
David Bowie en 2003, à New York. — ADC-DIFFUSION/SIPA

David Bowie est mort des suites d’un cancer à l’âge de 69 ans. L’occasion de rendre hommage à la légende du rock et de replonger dans nos archives. Cinq anecdotes que vous ignorez sur l’artiste iconique que nous avions concocté à l’occasion de l’expo David Bowie is en mars 2015.

 

Faire le tour de David Bowie prendrait plus d’une vie. Une bibliographie nombreuse permet de découvrir l’univers de cet artiste particulier. Cinq livres sortis récemment à l’occasion de l’expo « David Bowie is » offrent des pistes…

  • Un film avec Marlene Dietrich

Bowie et le cinéma, c’est une relation compliquée. Avec des hauts, comme son interprétation dans Fury en 1983. Ou des bas, comme son rôle de Jareth, le roi Goblin, dans Labyrinthe (1986). Ce qu’on sait moins qu’il a joué dans le même film que Marlene Dietrich dans sa dernière apparition sur grand écran. C’était Just a gigolo, un film allemand tourné en 1978. « Une rencontre virtuelle, souligne Bertrand Dermoncourt dans Bowie, car elle fut filmée à Paris et lui à Berlin avec le reste des acteurs. La vieille star, qui vit recluse dans son appartement de l’avenue Montaigne, n’a pas tourné depuis dix-sept ans ». Le film est un échec total. Et sur la bande originale, David Bowie cohabite avec les Village People

Bowie, de Bertrand Dermoncourt (Actes Sud, 14€)

  • L’origine du nom Bowie

Le 16 septembre 1965, David Jones change officiellement son nom de scène. Histoire d’éviter toute confusion avec un autre musicien britannique, Davy Jones, leader du groupe de pop rock The Monkees. Comme le rappelle Simon Crichtley, dans Bowie, philosophie intime, David « doit son pseudonyme au fameux couteau inventé en 1830 aux Etats-Unis ». Il s’agit d’une arme de combat, créée par un certain Jim Bowie, et qui a notamment été popularisé par les héros des films Rambo et Crocodile Dundee. Une arme qui fascine Bowie puisque « Diamond Dogs s’inspire du récit Les Garçons sauvages de William Burroughs, qui dépeint des gangs d’adolescents armés de couteaux Bowie à double tranchant et aux lames de quarante centimètres », écrit Simon Critchley.

Bowie, philosophie intime de Simon Critchley (La Découverte, 10 €)

  • Les rencontres du troisième type de Bowie

Dans une édition augmentée de son dernier album, The Next Day, Bowie a composé une chanson Born in a UFO (« Né dans un Ovni »). Manière de renouer avec les origines extra-terrestres de son personnage Ziggy Stardust ? Philip Auslander rappelle aussi dans Glam rock que le musicien a fait des rencontres du troisième type. « Passionné depuis l’enfance par les voyages dans l’espace, Bowie racontait même dans certaines interviews à la fin des années 1960 qu’il avait eu l’occasion d’observer des Ovni (allant jusqu’à rédiger ces témoignages pour un magazine d’amateurs londoniens d’Ovni.) » Dans ses mémoires, Angela Bowie, son ex-femme, raconte qu’il croyait très fort que les aliens s’agitaient au-dessus de la Terre. Il avait même acheté un télescope pour les observer.

Glam rock, la subversion des genres, de Philip Auslander (La découverte, 23 euros).

  • Bowie a fait du papier peint

David Bowie est un artiste complet. « En 1995, il lança ainsi sa propre ligne de papiers peints avec avec Laura Ashley », se souvient Dylan Jones dans L’Ovni Bowie. Il n’avait jusqu’ici pas été spécialement réputé pour ses talents d’architecte d’intérieur. » Mais il s’agissait de les vendre au profit d’une action caritative. Sur le premier papier peint figure le peintre Lucian Freud, dans une sorte de boîte transparente. Le deuxième n’a pas été tellement apprécié par la marque britannique, car représentant un Minotaure gâté par la nature. « Les parties génitales de la créature furent effacées par Laura Ashley, par peur d’un éventuel scandale. »

L’Ovni Bowie, la flamboyante épopée de Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, de Dylan Jones (Rivages Rouge, 21€).

  • L’esquisse d’un duo avec les TLC

Il y a un peu moins de vingt ans, un trio de jeunes femmes américaines est au sommet des charts grâce à leur r’n’b sucrée, avant d’être éclipsé par les Destiny’s Child, c’était les TLC. Pendant ce temps, David Bowie planche sur son album Hours, qui contient le morceau Thursday’s Child. « A l’origine, la chanson était censée être une collaboration entre l’ancien maître du glam et les divas du swing-beat des années 1990 », remarque David Buckley. Mais l’idée ne plaisait pas du tout au guitariste Reeves Gabrels, ami de David Bowie, avec qui il avait fondé le groupe Tin Machine. Du coup, c’est la chanteuse Holly Palmer, qui assurera les chœurs sur cette ballade mélancolique.

David Bowie, une étrange fascination, de David Buckley (Flammarion, 22€)