Dans les coffres du musée de l'Homme

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Aurélie Delaunoy
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PATRICK KOVARIK / AFP

Home, sweet home! Les crânes de l'homme de Cro-Magnon et du philosophe Descartes (photo) ont regagné leurs pénates: après six ans de fermeture pour travaux, le musée de l'Homme se prépare à les exposer en bonne place pour sa réouverture le 17 octobre.

Photo: Le crâne du philosophe René Descartes (1596-1650), couvert d'inscriptions racontant ses tribulations passées.

Réalisation: Aurélie Delaunoy, avec AFP

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    Home, sweet home! Les crânes de l'homme de Cro-Magnon et du philosophe Descartes (photo) ont regagné leurs pénates: après six ans de fermeture pour travaux, le musée de l'Homme se prépare à les exposer en bonne place pour sa réouverture le 17 octobre.

    Photo: Le crâne du philosophe René Descartes (1596-1650), couvert d'inscriptions racontant ses tribulations passées.

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    Depuis quelques jours, ces trésors ont retrouvé les réserves rénovées du musée, installées au sous-sol du Palais de Chaillot. Ils devraient être installés dans des vitrines début octobre.

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    La fermeture du musée de l'Homme en mars 2009 avait nécessité le déménagement de ses collections de l'autre côté de la Seine, dans un bâtiment du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), entité qui coiffe le musée de l'Homme.

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    Le Musée de l'Homme compte 700.000 éléments préhistoriques, 30.000 ensembles d'anthropologie (spécimens et représentations du corps humain) et 6.000 objets illustrant l'appropriation de la nature par les sociétés humaines, souligne Cécile Aufaure, directrice du projet de rénovation du musée.

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    Les mains protégées par des gants blancs, Liliana Huet, gestionnaire des collections d'anthropologie, extrait des armoires fortes les stars du musée. A tout seigneur tout honneur, elle commence par sortir avec précaution de sa boîte capitonnée le crâne du «vieillard» (photo), un Homo Sapiens adulte datant d'environ 28.000 ans, retrouvé en 1868 dans l'abri de Cro-Magnon des Eyzies-de-Tayac (Dordogne). 

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    C'est une petite statuette de 15 centimètres qui peut prétendre être un peu la Joconde du musée. Découverte en 1922 dans une grotte en Haute-Garonne, la Vénus de Lespugue, réalisée en ivoire de mammouth il y a environ 23.000 ans, repose tranquillement dans sa boîte en bois clair.

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    La galerie permanente du musée, qui s'étendra sur 2.500 m², répondra à trois questions: «Qui sommes nous? D'où venons nous? Où allons nous?» et présentera notamment ces quatre pièces phare.

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    Au fil des réserves rénovées, on découvre des rangées de crânes dans des boîtes toutes neuves, des files de squelettes montés et enveloppés dans du plastique. 

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    Pourquoi les avoir mis sous plastique? «Pour éviter que si un os tombe, on ne sache plus à qui il appartient», souligne Mme Huet.

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    Des boîtes contenant des crânes humains.

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    Mais aussi des rangées de bustes anthropologiques. Une sélection de ces moulages, réalisés au 19è siècle sur des populations autochtones d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie sera présentée dans la galerie permanente.

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    Le musée possède aussi une surprenante collection de bustes phrénologiques. 

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    Inventée par le neurologue allemand Franz Josef Gall au début du 19ème siècle, la phrénologie est une théorie qui assurait que la forme du crâne d'un humain, avec ses différentes zones, reflétait ses facultés et ses penchants.

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    Liliana Huet, gestionnaire des collections d'anthropologie, devant la collection de bustes phrénologiques. 

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