Photographie : La jeunesse punk berlinoise vue par Michael Schmidt au Jeu de Paume à Paris

DIAPORAMA Voici un voyage, en images, dans le Berlin-Ouest des années 1970 et 1980

Olivier Juszczak
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Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

Jusqu’au 29 août, le Jeu de paume à Paris accueille une exposition rétrospective de l’œuvre du photographe allemand Michael Schmidt (1945-2014). Né dans un Berlin détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, il a consacré la majeure partie de son travail à sa ville natale. En particulier à Berlin-Ouest, dans les quartier de Kreuzberg et Wedding. Considéré comme l’un des piliers de l’art allemand du XXe siècle, il dresse le portrait d’une jeunesse un peu perdue dans la série Waffenruhe (Cessez-le-feu) en 1987. Voici un voyage, en images, dans le Berlin-Ouest des années 1970 et 1980.


Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

    Jusqu’au 29 août, le Jeu de paume à Paris accueille une exposition rétrospective de l’œuvre du photographe allemand Michael Schmidt (1945-2014). Voici un voyage, en images, dans le Berlin-Ouest des années 1970 et 1980.


    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87

    Réalisation : Olivier JUSZCZAK

  • Berlin Kreuzberg [Berlin Kreuzberg], 1969-1973
    Berlin Kreuzberg [Berlin Kreuzberg], 1969-1973 — Michael Schmidt

    Michael Schmidt est né à Berlin le 6 octobre 1945, c’est dans cette ville qu’il vit et travaille jusqu’à sa mort en 2014.


    Berlin Kreuzberg [Berlin Kreuzberg], 1969-1973

  • Sans titre Berlin-Kreuzberg, Stadtbilder [Berlin-Kreuzberg. Vues urbaines], 1981-82
    Sans titre Berlin-Kreuzberg, Stadtbilder [Berlin-Kreuzberg. Vues urbaines], 1981-82 — Michael Schmidt

    Après plusieurs déménagements dans la ville, sa famille s’installe à Kreuzberg, un quartier populaire de Belin-Ouest détruit par les bombardements de la Second Guerre mondiale. Il y restera jusqu’à sa mort.

  • Utrechter Straße / Malplaquetstraße, Berlin-Wedding [Berlin-Wedding], 1976-1978
    Utrechter Straße / Malplaquetstraße, Berlin-Wedding [Berlin-Wedding], 1976-1978 — Michael Schmidt

    Alors qu’il est gendarme à Berlin-Ouest, Michael Schmidt découvre un intérêt pour la photographie lors de ses balades en ville. Autodidacte, ses premiers clichés datent du milieu des années 1960.


    Utrechter Straße / Malplaquetstraße, Berlin-Wedding [Berlin-Wedding], 1976-1978

  • Schüler der 4. Klasse, Grundschule, Berlin- Wedding [Élève de CM1, école primaire, Berlin-Wedding], 1976-78
    Schüler der 4. Klasse, Grundschule, Berlin- Wedding [Élève de CM1, école primaire, Berlin-Wedding], 1976-78 — Michael Schmidt

    À partir de 1973, Michael Schmidt s’installe comme photographe indépendant. La municipalité de Kreuzberg lui confie une commande pour un livre sur ce quartier. De 1976 à 1978, il photographie le quartier de Berlin-Wedding et ses habitants dans un style strictement documentaire.


    Schüler der 4. Klasse, Grundschule, Berlin- Wedding [Élève de CM1, école primaire, Berlin-Wedding], 1976-78

  • Sans titre Berlin-Kreuzberg. Stadtbilder [Berlin-Kreuzberg. Vues urbaines], 1981-82
    Sans titre Berlin-Kreuzberg. Stadtbilder [Berlin-Kreuzberg. Vues urbaines], 1981-82 — Michael Schmidt

    Dès le début des années 1970, Michael Schmidt commence à donner des cours de photographie dans des universités populaires. En 1976, il crée dans celle de Kreuzberg un atelier photographique qui fonctionnera jusqu’en 1986.


    Sans titre Berlin-Kreuzberg. Stadtbilder [Berlin-Kreuzberg. Vues urbaines], 1981-82

  • Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

    En 1987, contrairement à la sobriété assumée de ses séries antérieures, Michael Schmidt dresse avec Waffenruhe (Cessez-le-feu) un tableau d’une ville encore divisée, avec sa jeunesse rebelle, un peu perdue et immergée dans le mouvement punk.


    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87

  • Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

    Dans cette série, il capte avec son appareil photo des paysages urbains, des détails de la nature et des portraits.


    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87

  • Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

    Ses portaits au flash de la jeunesse berlinoise, rencontrée grâce à sa fille, marquent un regard très personnel sur la fragilité de la vie humaine.


    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87


  • Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87
    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87 — Michael Schmidt

    La série Waffenruhe (Cessez-le-feu) permettra à Michael Schmidt de percer au niveau international puisqu’elle sera acquise par le Museum of Modern Art de New York en 1988.


    Sans titre Waffenruhe [Cessez-le-feu], 1985-87

  • Sans titre Ein-heit [U-nité], 1989-1994
    Sans titre Ein-heit [U-nité], 1989-1994 — Michael Schmidt

    Après la chute du mur en 1989 et la réunification de l’Allemagne, le photographe ne consacrera plus son œuvre à sa ville natale et orientera son interrogation sur le rôle de l’individu dans la société.


    Sans titre Ein-heit [U-nité], 1989-1994

  • Sans titre Frauen [Femmes], 1997-99
    Sans titre Frauen [Femmes], 1997-99 — Michael Schmidt

    « Si vous me demandez sous quels aspects j’envisage la photographie, je vous dirai en premier lieu qu’elle contribue pour une part essentielle à ma stabilité personnelle » déclarait Michael Schmidt.


    Sans titre Frauen [Femmes], 1997-99

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