Harvey Keitel est « arrivé au bon moment »

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L'acteur américain, samedi.
L'acteur américain, samedi. — NIVIERE / BENAROCH / SIPA

Avec des rôles aussi marquants que le gangster minable de Mean Streets (Martin Scorsese, 1976), le chef de gang de Reservoir Dogs (Quentin Tarantino, 1992) et le flic corrompu de Bad Lieutenant (Abel Ferrara, 1993), Harvey Keitel s'est imposé comme une figure majeure du cinéma indépendant.

Esprit d'indépendance
« Je suis arrivé au bon moment, confie-t-il, celui où de grands cinéastes émergeaient et pouvaient créer en toute liberté. » Le comédien demeure optimiste sur l'avenir du cinéma américain. « L'esprit d'indépendance existe toujours, déclare-t-il, car il y a beaucoup de jeunes cinéastes qui ont envie de raconter des histoires originales. » Harvey Keitel croit dur comme fer à l'influence d'Internet. « C'est une bonne façon de faire connaître son travail dans un contexte économique difficile. Il faut réinventer la façon dont les films sont distribués pour voir émerger de nouveaux talents. »
Sa confiance en la jeunesse, l'acteur septuagénaire la manifeste aussi en codirigeant l'Actors Studios avec Al Pacino et Ellen Burstyn, où il initie les stars de demain à son art. « Il s'agit davantage d'ateliers que de cours magistraux car on continue à s'enrichir les uns et les autres de nos expériences réciproques. » Une belle façon de considérer le métier de comédien pour un grand acteur toujours amoureux du 7e art.à deauville, Caroline Vié