Les vacances de... Orelsan: «Je fais plus attention à mon image»

MUSIQUE Le rappeur, actuellement en tournée, surfe sur son succès...

Propos recueillis par Lauren Horky

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Le rappeur Orelsan, sur le plateau du Grand Journal lors du Festival de Cannes, le 19 mai 2012.
Le rappeur Orelsan, sur le plateau du Grand Journal lors du Festival de Cannes, le 19 mai 2012. — AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Longtemps précédé de son titre polémique «Sale pute», et banni des festivals, Orelsan en enchaîne trois à quatre par semaine cet été.

Cet été vous enchaînez les festivals. Et les vacances?

En ce moment avec la tournée, je suis à fond. J’ai entre 3 et 4 festivals chaque semaine, c’est vraiment cool, presque un rêve. Je ferai un break vacances en septembre pour débrancher un peu, puis je reprendrai les concerts jusqu’en février. Tout ça génère beaucoup de voyages et de stress, mais je n’ai pas envie de refuser des invitations.

Quels ont été jusque-là les moments forts de cette tournée?

Mon concert aux Eurockéennes de Belfort a été assez ouf. Malgré le mauvais temps et la gadoue partout il y a eu beaucoup de monde. Sinon, il y a eu le festival Beauregard, à côté de Caen, dans ma région natale. Il y a eu une émotion très particulière… J’ai joué devant tous mes potes d’enfance et ma famille. En plus, les organisateurs ont été très cool et ont fait en sorte de laisser entrer tout le monde.

Vous avez fait du chemin depuis la polémique autour de votre chanson «Sale Pute»…

C’est sûr, ça change. Faire de gros festivals, comme Solidays ou les Eurockéennes, jouer sur la même scène que Cypress Hill (à Belfort), ou deux jours plus tard que Snoop Dogg (à Montendre), c’est un énorme kiff ! Alors je savoure… Et je ne pense plus à cette histoire qui appartient désormais au passé.

Vous avez été relaxé le 12 juin dernier. Est-ce à ce moment que vous avez vraiment tourné la page?

Que le procès se termine et surtout que j’en sorte relaxé, ça m’a fait du bien… Finalement je suis presque content de ce qui m’est arrivé, d’avoir galéré. J’ai le sentiment d’avoir vraiment mérité ce qui m’arrive.

Vos deux récompenses aux Victoires de la musique ont aussi largement contribué à votre succès actuel?

Certainement. Elles ont changé les choses, car elles m’ont ouvert à un public plus éclectique. Après, je ne sais pas exactement quand le changement a commencé à opérer. Mais ce que je sais, c’est que je n’ai jamais été élitiste et je suis ravi de me faire plaisir tout en touchant un maximum de monde.

Votre public et votre image ont évolué. Du look gangsta, vous êtes passé à un autre plus urban-chic…

[Rires] Je pense juste que j’ai grandi. Avant, j’étais à fond dans mes trucs, je ne faisais attention à rien… Mais je suis fatigué de quinze ans de baggy ! Il faut savoir changer ses habitudes pour vivre avec son temps. Et puis, je fais certainement plus attention à mon image aujourd’hui.

Dans votre dernier clip «Ils sont cools», vous apparaissez en maillot de bain boxer et plutôt musclé…

[Rires] Alors, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’un trucage, comme l’ont pensé certains ! J’ai fait trois mois d’efforts pour pouvoir afficher ce corps-là, avec de la musculation intensive, pas d’alcool, un régime strict… Cette séquence a été tournée avec humour, c’est une sorte de rêve, même si je voulais aussi prouver aux mauvaises langues et à moi-même que je pouvais le faire. Je l’ai fait et cela a été immortalisé ! (rires) Mais aujourd’hui, j’ai repris tous les kilos perdus. C’est vraiment trop compliqué de garder une réelle hygiène de vie en tournée.