Josef Nadj : « Moi, je n'ai pas de révolution à faire »

©2006 20 minutes

— 

Les organisateurs du Festival d'Avignon ont dévoilé jeudi les grandes lignes de la programmation de la 60e édition de la manifestation, une édition-anniversaire conçue comme une invitation au voyage autour de l'oeuvre et de l'univers du chorégraphe Josef Nadj.
Les organisateurs du Festival d'Avignon ont dévoilé jeudi les grandes lignes de la programmation de la 60e édition de la manifestation, une édition-anniversaire conçue comme une invitation au voyage autour de l'oeuvre et de l'univers du chorégraphe Josef Nadj. — Jean-Pierre Muller AFP/Archives

Interview de Josef Nadj, chorégraphe hongrois, artiste associé à l'édition 2006.

C'est quoi, le travail de l'artiste associé ?

J'ai accepté ce rôle sans préjugé. On a discuté d'Asobu, ma pièce sur Henri Michaux et de la façon qu'il a, en tant que poète, d'absorber les territoires du monde. On en a fait le thème du festival.

Après les tumultes de l'édition 2005, vous entendez calmer les choses ?

Moi, je n'ai pas de révolution à faire. Juste défendre mes convictions. C'est ce que je fais en introduisant les arts plastiques.

Danser dans la cour d'honneur, impressionnant ?

C'était le défi : voir comment j'y serai, comment poser le corps dans ce territoire d'exception.

Que s'est-il passé avec votre musicien Vladimir Tarasov ?

Sa composition a beaucoup dérivé depuis nos premières discussions. Ça ne collait plus avec ma pièce. Akosh Szelevenyi l'a remplacé au pied levé.