Contes à dormir debout

©2006 20 minutes

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Au commencement était la fin du monde, un certain 4 juillet 2008. Mais cette annonce, terrible, se transforme ici en satire politique sous amphétamines, en opéra-rock grotesque et déjanté. Richard Kelly s'est autorisé mille et un emprunts à la pop culture américaine, de Philip K. Dick à Andy Warhol, en passant par l'esthétique de la téléréalité ou de films célèbres – Blade Runner ou Brazil. Southland Tales aurait pu devenir culte à son tour si le film ne péchait par un script beaucoup trop confus, car « écrit par couches successives », comme l'a confié le cinéaste, au point d'engloutir le spectateur dans les failles spatio-temporelles du récit. Hier, ceux qui ont disparu avant la fin de la projection ne sont jamais réapparus.

S. L.