« Je voudrais faire des concerts »

Alice coffin

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La voix du Canadien fait revivre quatre décennies de chansons majeures.
La voix du Canadien fait revivre quatre décennies de chansons majeures. — M. ANZUONI / REUTERS

Un faux air de l'Oncle Junior des « Soprano », costard et trilby noir en sus. Mais quand Leonard Cohen, venu présenter son nouvel album Old Ideas, a commencé à parler, il n'y avait plus de comparaison possible. Sa voix reste unique. Verbatim.

En chansons. « Je ne souffrais pas beaucoup en écrivant ces chansons. En fait, j'étais plutôt de bonne humeur. Mais il y a une sorte de tristesse dans tous les chants qu'on adore. (...) Marilyn Monroe a bien fait de “Happy Birthday” une invitation érotique. Comme le tofu, une chanson peut prendre toutes les saveurs. Si on a besoin qu'elle parle à notre souffrance, alors on trouvera cet ingrédient dedans. Dans une bonne chanson, on peut trouver toutes les composantes. »

En guérison. « J'ai été très coutumier (de la) dépression clinique (...) Eh bien, à un stade de ma vie, par degrés imperceptibles, grâce à de bons professeurs et à la chance, cette dépression n'est jamais revenue avec la férocité qui était la sienne avant. J'espère qu'elle ne reviendra pas. »

En live. « J'ai beaucoup de matériau pour faire un nouvel album que j'espère finir d'ici un an. Pour la scène, je voudrais faire des concerts, mais cela dépend d'une chose… En tout cas, j'ai l'idée en tête. »