On lui cherche des "cross-over"

©2006 20 minutes

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Michel Portal en rigole : « Il faut être gonflé pour faire entendre un trio de Brahms à l'Olympia. » Demain, pour le jubilé du clarinettiste vedette, la salle mythique accueille la fine fleur des concertistes d'aujourd'hui (Michel Dalberto, Laurent Korcia, Henri Demarquette, Paul Meyer), mais aussi des jazzmen majeurs (Jacky Terrasson, Mino Cinelu) et le DJ vedette Laurent Garnier. Le mélange est à l'image de la carrière de cet interprète classique reconnu qui s'est aventuré, dès les années 1970, dans la musique contemporaine et le jazz où il est devenu une référence.

Pour autant, il refuse de passer pour l'inventeur du cross-over, cette tendance actuelle à mélanger les genres. « Je ne revendique rien du tout, il n'y avait aucune stratégie. Il n'y en a toujours pas. J'ai juste essayé d'être vivant. » Quand on lui fait remarquer qu'il a l'âge d'être le père de tous ses invités, Portal s'étonne : « C'est simplement ceux avec lesquels j'ai travaillé récemment. »

Philippe Verrièle