hollywood, bouche bée

Stéphane Leblanc

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Déjà un Critics Award, deux Lumières et trois Golden Globes pour The Artist.
Déjà un Critics Award, deux Lumières et trois Golden Globes pour The Artist. — THE WEINSTEIN COMPAGNY / AP / SIPA

Un acteur charismatique, un chien truculent, un happy end et l'abolition de la barrière de la langue. C'est plus d'ingrédients qu'il n'en fallait pour asseoir le succès international de The Artist, surtout aux Etats-Unis. Le film de Michel Hazanavicius a remporté, en un week-end, un Critics Award à New York, deux Lumières à Paris, trois Golden Globes à Hollywood, confirmant l'étendue de son pouvoir de séduction.

Hommage sincère
« Depuis Cannes, tous les retours sont extrêmement positifs » lance Antoine de Clermont-Tonnerre, président d'Unifrance [qui promeut le cinéma français dans le monde] « Une partie du public ne va pas voir les films étrangers sous-titrés, reprend-il. Avec The Artist, la question ne se pose pas. Beaucoup l'apprécient, sans même noter que c'est un film français. » La correspondante en France du journal américain Variety, Elsa Keslassy, a quand même relevé « l'accent bien français de Dujardin » dans l'une des rares répliques « Les Américains ne sont pas dupes mais au contraire très fiers de cet hommage au Golden Age d'Hollywood ». Et ils s'en amusent. « C'est un film comme les Américains ne savent plus en faire » notait un critique, à l'issue de la cérémonie des Lumières décernées vendredi par la presse étrangère à Paris. De là à prédire un succès aux Oscars, Antoine de Clermont-Tonnerre se veut prudent. « Les Oscars ne séparent pas comédie et drame en deux catégories, comme les Golden Globes, et Dujardin se retrouvera face à Clooney, vainqueur lui aussi d'un Globe pour son rôle dans The Descendants. »