Veronica Vallecillo : « L'influence du flamenco est dans tout ce que je fais »

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Interview de Veronica Vallecillo, chorégraphe contemporaine.

Peut-on à la fois se revendiquer chorégraphe contemporaine et « flamenca » ?

L'influence flamenco est toujours là, dans tout ce que je fais, mais le cadre a explosé pour devenir de la danse contemporaine. N'empêche, je suis une « flamenca ».

Peut-on alors vous qualifier de « flamenca contemporaine » ?

En France, parler de flamenco contemporain sert à cacher une misère, ni flamenco ni contemporaine. Il sont rares ceux qui, comme Belen Maya, peuvent faire de nouvelles propositions de mise en scène et de gestuelle.

Comment le flamenco peut-il évoluer ?

C'est comme le jazz. Il y a des codes, des standards, mais ça continue à évoluer parce que c'est vivant. Il y a cinquante ans, Carmen Amaya n'a pas été bien acceptée. Aujourd'hui c'est une légende.

L'aficionado (celui qui a une inclinaison) est porté par le duende – l'esprit du flamenco. Il encourage les artistes d'un jaléo – tel «Olé !» – par exemple pour saluer un zapateado, une accélération des taconeos (frappes du talon sur le sol).