port d'attache par beau temps

La rédaction du Routard

— 

La tour de 107 m de l'église Saint-Joseph domine le front de mer au Havre.
La tour de 107 m de l'église Saint-Joseph domine le front de mer au Havre. — J.-E. PASQUIER / SIPA

Un week-end au soleil ? Vous en rêvez, mais votre portefeuille s'est vidé pour remplir la hotte du père Noël. Le bon plan pas cher, c'est de rester en France. Au Havre, par exemple, s'il fait beau. Depuis le mythique Quai des brumes avec Gabin et Morgan jusqu'au film d'Aki Kaurismäki, Le Havre, qui sort la semaine prochaine, le grand port normand à l'embouchure de la Seine attire les cinéastes. Et on les comprend : la lumière est magnifique dès lors qu'il ne pleut pas.

Réussite urbanistique
Reconstruite après la Seconde Guerre mondiale par Auguste Perret, grand adepte du béton, cette ville austère de prime abord est une réussite urbanistique : petits ensembles, espaces verts, places aérées… Un vrai centre-ville s'agence intelligemment avec les bassins historiques du port. L'église Saint-Joseph, spectaculaire tour clocher de 107 m en béton brut et dépouillé, est à découvrir de préférence par beau temps, quand le soleil éclaire les verres colorés de Marguerite Huré.
D'autres architectes ont suivi : Niemeyer a construit le Volcan, blanc édifice tout en courbes et asymétrie, qui héberge le centre culturel de la ville. Et, plus récemment, Jean Nouvel a conçu un complexe balnéo aquatique sur le site des anciens hangars à café. Une version contemporaine des bains romains aux lignes très épurées, qui permet de piquer une tête dans un lieu d'exception. On n'oubliera pas le musée André Malraux et sa collection impressionniste. Encore une histoire de lumière. Parmi les artistes attirés par celle du Havre : Boudin, Monet, Sisley, Dufy et bien d'autres.