internet n'empêche pas la télé de se marrer

Alice coffin

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L'animatrice Faustine Bollaert.
L'animatrice Faustine Bollaert. — STUDIO 89 / CAPTURE D'ECRAN

A quoi bon un bêtisier télé à l'heure d'Internet ? Pourtant, cette année, comme toutes les autres, il y aura « Le grand bêtisier de Noël » sur TF1 le 24 décembre, « Le grand bêtisier » le 25 sur M6, « Le roi des bêtisiers » le 29 sur France 2 ou encore « Le bêtisier de la RTBF » le 31 sur TV5 Monde. Internet ou pas « le bêtisier est une émission qui a toujours marché et qui marchera toujours », estime Alex Goude (M6).

Le rendez-vous de la complicité
D'abord, « parce qu'on ne touche pas le même public, explique Alexandre Devoise (France 2). Tout le monde ne cherche pas des vidéos sur Internet ! » Guillaume Stanczyk, producteur pour TF1, confirme : « Le bêtisier est un programme familial par excellence, on peut retrouver les mêmes images sauf que leur mode de consommation n'a rien à voir. » Et encore, les séquences elles-mêmes « sont très différentes », estime Marie-France Bonjean, qui produit le bêtisier de la RTBF depuis huit ans. Il y a un montage, une éditorialisation. Un bêtisier télé, ce n'est pas juste une succession de scènes. C'est aussi un rendez-vous de complicité entre une chaîne et ses téléspectateurs. Moi, je fais venir tous les présentateurs, ils sont sur leur 31 et commentent leurs scènes. Cela ajoute au côté coulisses de la télé. » Même principe cette année chez M6. « On aura nos journalistes, l'équipe de “Scènes de ménages” pour réagir à leurs gaffes », détaille Alex Goude. Les bêtisiers seraient-ils un brin corporate ? « On focalise essentiellement sur nos programmes », spécifie Guillaume Stanczyk. Mais Alexandre Devoise, lui, précise que « si certaines la jouent très corporate, nous on a des séquences sur “Le grand journal” de Canal+ ou des passages de BFMTV. » A la RTBF, une équipe est dédiée toute l'année à la recherche de ces pépites. Une fois l'émission diffusée, note Marie-Frane Bonjean, « c'est notre site Internet qui est ravi de les diffuser à gogo ! ». Pas menacés les bêtisiers.