L'actrice iranienne Marzieh Vafamehr a été libérée

A.G.

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Condamnée à un an de prison et 90 coups de fouet par l’Etat islamique de son pays pour avoir joué dans un film très critique envers le régime en place, My Teheran for sale, l’actrice iranienne Marzieh Vafamehr a été libérée de prison la semaine dernière. Selon Amnesty International, elle aurait été remise en liberté le 24 octobre «après qu’une cour d’appel a ramené sa peine d’emprisonnement à trois mois (qu’elle a déjà purgés, ndlr) et annulé sa flagellation».

Marzieh Vafamehr avait été arrêtée au mois de juillet pour son apparition dans le long-métrage. My Teheran for sale raconte justement l’histoire d’une jeune comédienne de Téhéran qui se voit interdire la scène par les autorités et se voit ensuite forcée à mener une vie secrète pour pouvoir exercer son art. Le film, co-produit par l’Australie, n’a jamais été autorisé en Iran mais a été visionné à de nombreuses reprises de manière illégale.

Trois cinéastes toujours incarcérés dans la capitale iranienne

«Ces derniers mois, un nombre croissant de réalisateurs et d'acteurs ont été la cible de persécutions en Iran. Si la libération de Marzieh Vafamehr constitue un développement bienvenu, il est profondément préoccupant que trois cinéastes soient toujours incarcérés à la prison Evin de Téhéran», déplore Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. «Leur détention prolongée illustre les efforts désespérés des autorités iraniennes visant à étouffer toute forme de contestation. Ces personnes n'ont fait que vendre leurs documentaires à un diffuseur étranger ou réaliser un film sur un metteur en scène frappé d'une interdiction d'exercer. Elles doivent être remises en liberté immédiatement et sans condition», a-t-elle ajouté.