Culture

Marcel Gotlib : «Mes personnages ne vieillissent pas si mal»

Interview de Marcel Gotlib, dessinateur

Marcel Gotlib

Dessinateur.

Comment vivez-vous cette succession d'hommages ?

Ça me fait plaisir, je me rends compte que mes personnages ne vieillissent pas si mal. Mais je suis surtout heureux que les jeunes générations puissent ainsi découvrir mon travail.

Que pensez-vous donc de cette jeune génération d'auteurs de BD ?

Je les adore. Notamment Blutch et Manu Larcenet, qui ont tous les deux débuté dans Fluide Glacial. Mais également Lewis Trondheim et Joann Sfar : ces petits gars sont de véritables « robinets créatifs », c'est très impressionnant.

Avez-vous conscience de l'influence de votre oeuvre ?

On m'en parle souvent, mais j'ai encore du mal à le réaliser. On m'accorde la paternité d'une certaine liberté de ton, que j'attribuerais plutôt à René Goscinny : c'est lui qui écrivait les Dingodossiers, et c'est lui qui, en patron de Pilote, poussait les auteurs à « se lâcher ».

Vous avez quand même créé L'Echo et Fluide, qui ont inspiré beaucoup de monde...

Je n'ai fait que poursuivre le travail commencé chez Pilote. Même s'il est vrai que j'ai vite exploré des voies plus adultes.

La BD, c'est terminé ?

Définitivement. Je dessine bien des couvertures de temps en temps, quand on ressort un album... mais je crois que je commençais à piétiner et... piétiner, c'est régresser. Place aux jeunes !

Recueilli par O. M.