Splendeurs à tous les étages

Le Guide du Routard

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Après six ans de rénovation, le théâtre du Bolchoï ouvre ses portes le 28 octobre et retrouve son faste d'antan. L'expérience d'assister à un spectacle dans ce temple du ballet classique en sera d'autant plus inoubliable. Après avoir arpenté la place Rouge et visité le mausolée le Lénine, un week-end à Moscou vous laissera du temps pour une balade originale en sous-sol dans le légendaire métro de la capitale russe.

Palais prolétarien
Les stations du centre-ville constituent une ode à l'architecture néoclassique stalinienne et au réalisme soviétique. La plupart ont été construites dans les années 1930 à 1950. De vertigineux escaliers mécaniques font d'abord plonger dans une opulence de marbre. Les halls et les quais sont décorés de mosaïques, de bas-reliefs ou de statues à la gloire d'athlètes victorieux, de kolkhoziennes épanouies, d'ouvriers herculéens et de soldats invincibles. Un véritable « palais prolétarien » sous terre.
Chaque station a son style. La plus grandiose et la plus luxueuse, c'est Komsomolskaya dont les panneaux de mosaïques de Korin furent réalisés suivant les techniques antique et byzantine, et déclinent thèmes historiques et victoires militaires. Kievskaïa est aussi très belle avec ses mosaïques illustrant l'agriculture de l'ex-URSS ou portant au pinacle l'amitié entre les peuples russe et ukrainien.
On marquera l'arrêt à Plochad Revolioutsi pour ses 76 statues de bronze, dont un chien qui accompagne un garde forestier. Il est d'usage, pour se porter chance, d'en frotter le museau – d'ailleurs, il brille ! Novokouznetskaya vaut pour son marbre qui provient de la cathédrale du Christ Sauveur, détruite dans les années 1930. Et les panneaux décoratifs en vitrail donnent à Novoslobodskaya un éclat particulier. Presque une église.