Laura Petit se dit « dresseuse de cookies ». Ils n'ont qu'à bien se tenir.
Laura Petit se dit « dresseuse de cookies ». Ils n'ont qu'à bien se tenir. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Culture

Laura Petit, reine du cookie

Sucré

Elle est « dresseuse de cookies », Laura Petit. C'est ce qu'indique sa carte de visite. Et il est vrai que ses sablés ont un goût sauvage, qu'ils rugissent ou font rugir ceux qui se les mettent sous la dent. Ils ont ce bon goût, fondant et croustillant à la fois, des noisettes chaudes passées au beurre et du savant mélange de chocolats.
A 26 ans et après avoir hésité entre audiovisuel, stylisme et hôtellerie, Laura Petit s'est lancée dans la « bakerie », comme elle dit, et plus précisément dans la confection de cookies, où elle excelle. Révélation majeure du Salon du chocolat, qui se tient jusqu'à lundi au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, elle en est aussi la coqueluche, celle sur laquelle on se retourne une fois son cookie englouti et qu'on n'a de cesse de vouloir recroiser ensuite dans les allées du salon afin qu'elle nous laisse une adresse, ses coordonnées. Mais Laura n'a pas de boutique, juste quelques revendeurs. Un numéro de téléphone et un site Internet, www.scoopmeacookie.com, sur lequel on pourra bientôt passer commande pour être livré.

Un quart d'heure à 150  ˚
Livrer des cookies, oui. Mais ne comptez pas sur elle pour vous livrer… sa recette. « J'ai mis plus d'un an à la peaufiner », dit-elle avant de concéder, du bout des lèvres, quelques trucs « que tout le monde connaît ». Qu'il faut du beurre, des œufs et de la farine, laisser reposer la pâte « longtemps », ne pas dépasser un quart d'heure de cuisson au four, à 150 °C. « Sinon vous obtiendrez des sablés. » Laura se distingue par la taille XXL de ses cookies : une douzaine de centimètres, alors que les boules qu'elle enfourne ont un diamètre deux fois moins important. « J'aime qu'il y ait de la mâche, prévient Laura, qu'on sente les ingrédients. » Son chocolat en poudre qu'elle choisit « très doux et très rouge », ou ses noisettes du Piémont qu'elle caramélise elle-même et qu'elle finit au beurre de Charente. « Je mets une heure pour en faire 1,5 kg. Et dire que j'ai des potes qui les engloutissent comme du pop-corn. » Et on les comprend parfaitement…