Paris ne fait pas de figuration

Ingrid gallou

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Chanel au Grand Palais.Beauté froide chez Rochas.La soucoupe de Paco Rabanne.Femme papillon chez Issey Miyake.
Chanel au Grand Palais.Beauté froide chez Rochas.La soucoupe de Paco Rabanne.Femme papillon chez Issey Miyake. — J.brinon/ap/sipaalfred/sipalaurent cipriani /ap/sipaboisiere/sipa

Un certain suspense, quelques stars bien choisies, des décors et bien sûr des costumes. La Fashion Week parisienne (saison printemps-été 2012) avait cette année tous les ingrédients d'un bon film. Le rideau de cette édition vient de tomber, mais 20 Minutes vous en livre les meilleurs extraits.

G Le grand Karl en son palais
Pour le défilé Chanel, Karl Lagerfeld n'a pas voulu de petite sirène (« ces trucs-là, ça n'existe pas »), mais plutôt le Grand Palais, de grands coquillages et de grands poissons en guise de décor. Comme a son habitude, le kaiser a vu… grand. D'ailleurs, ce n'est plus vers la petite Europe que se tourne son regard, mais vers la grande Chine, comme en attestait la présence de la star chinoise Zhou Xun au premier rang.

G Retour vers le futur
Vous reprendrez bien une petite soucoupe ? Pour le retour de la marque Paco Rabanne sur les podiums après cinq ans d'absence, le styliste Manish Arora a présenté des modèles très futuristes… pourtant inspirés des collections sixties du maître. Le python métallisé qui remplaçait sur certaines créations le métal de Paco serait-il porteur d'un message ? Que la mode, à l'image du serpent, finit par se mordre la queue ?

G Dans le rétro
Le passé, la mode n'en a jamais assez. Cela donne en vrac la collection très années 1940 de Miu Miu ou le retour des lunettes papillon associées au foulard noué (tellement Grace Kelly). La collection Rochas, avec ses blondes hitchcockiennes, défilant sur la bande-son de Mars Attack, a donné une très belle interprétation du look « Mad Men ». La mauvaise nouvelle, c'est le retour des motifs forts. Entendez, les imprimés inspirés de la tapisserie de nos aïeux.

G O d'Issey onirique
Au défilé du Japonais Issey Miyake, le jeune Yoshiyuki Miyamae a proposé sa vision toute poétique du genre féminin : des femmes fleurs, tour à tour boutons, pétales puis sur le point d'éclore. Un défilé tout en légèreté, transparence et fluidité, d'où pointait une couleur jaune, porteuse d'espoir après la tragédie japonaise.