Contre le sida, prière de rire

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Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence vous convient à leur messe, dimanche.
Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence vous convient à leur messe, dimanche. — dr

Pour une petite danse queer célébrant l'amour libre, suivez les cornettes et atterrissez sous les faux cils de Sœur Rose de la Foi de ta Mère ou encore de Sœur Kékette, folles radicales plus adeptes des charmes de « saint latex » que de tout autre sein.
Le Couvent de la Perpétuelle Indulgence, association partenaire du festival depuis ses premiers pas, se targue de diffuser pailles et paillettes auprès des ouailles de tous bords. Pour les Sœurs, fête et prévention vont en paire compensée, leurs « grandes oreilles » attentives aux maux de l'homophobie comme à ceux d'une certaine négligence face au VIH. Sur leur stand des Solidays, sous une étagère de piluliers customisés, quelques coussins disposés accueilleront rires et confessions ou l'apprentissage du fémidon (préservatif féminin qui peut aussi servir aux hommes). Pour Sœur Rose, le festival est l'occasion de festoyer avec « de jeunes hétéros blancs qui ne se sentent pas concernés par le sida ». Le tout dans l'ambiance d'« un marathon en costume », « à faire les connes et à s'envoyer en l'air », dit-elle amusée d'avance, et précisant parler de saut à l'élastique.Marika Mathieu