L'écrivain franco-libanais Amin Maalouf élu à l'Académie française

CULTURE Il siégera au fauteuil 29 et succèdera ainsi à Claude Lévi-Strauss, décédé en octobre 2009...

S. C.

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SIMON ISABELLE/SIPA

Une semaine après l’entrée officielle de François Weyergans à l’Académie française, c’est au tour de l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf d’être adoubé par les Immortels. Il a été élu ce jeudi pour succéder à Claude Lévi-Strauss, disparu le 30 octobre 2009 à l’âge de 101 ans, au fauteuil 29. Amin Maalouf a donc été préféré au philosophe Yves Michaud.

Troisième tentative

Né le 25 février 1949 à Beyrouth, Amin Maalouf a décroché le prix Goncourt en 1993 pour «Le rocher de Tanios». Il est arrivé en France en 1976, contraint à l’exil par la guerre civile (il est issu de la minorité chrétienne du Liban).

Amin Maalouf avait déjà tenté deux fois de porter l'habit vert, la troisième aura été la bonne. Pour être élu à l’Académie française, il est en effet nécessaire de se porter officiellement candidat en adressant une lettre au secrétaire perpétuel, en l'occurrence l'historienne Hélène Carrère d'Encausse.

Deux nouvelles élections

Le candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, laquelle peut être atteinte après plusieurs tours de scrutin. Les Immortels sont au nombre de quarante quand les sièges sont tous pourvus. Depuis octobre, les aspirants à l'habit vert ne doivent pas non plus dépasser 75 ans.

L'académie procèdera dans les mois qui viennent à d'autres élections. Deux académiciens sont récemment décédés, la grande helléniste Jacqueline de Romilly, disparue le 19 décembre 2010 à 97 ans, et l'écrivain Jean Dutourd, mort le 18 janvier 2011, à 91 ans.