Le punk américain se livre et vide son sac

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Classique de la littérature rock dès sa publication aux Etats-Unis il y a dix ans, Please Kill Me sort enfin en France, aux éditions Allia.

Ce pavé de 600 pages consacré à la scène punk de New York se lit comme une longue interview.

Ses auteurs, Legs McNeil et Gillian Mc Cain, rapportent tels quels les propos d'artistes (Iggy Pop, Patti Smith, Ramones, etc.

), de groupies, de managers, de patrons de clubs et de journalistes à l'origine du mouvement.

Au-delà des règlements de comptes et des anecdotes de coucheries et de drogue, Please Kill Me analyse ce courant en profondeur.

De la fin des années 1960, quand Iggy et les Stooges ou le MC5 imposaient leur son abrasif en réaction au rock qui s'embourgeoise, à l'émergence d'une scène centrée autour de clubs mythiques tels le CBGC et Max's Kansas City, avec d'un côté, un pôle avant-gardiste (Television, Patti Smith) et de l'autre, les défoulements adolescents des Ramones.

Enfin, il nous rapporte comment, venu s'occuper des New York Dolls, Malcolm McLaren s'est inspiré de l'attitude provocatrice du groupe pour, de retour à Londres, créer les futurs Sex Pistols.

I. Ch. .