Flint : l’effusion nucléaire

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Le sens du détail d’un Ellis, l’érudition d’un Eco, le romanesque d’un Roth. Avec son second roman, James Flint confirme le talent entrevu dans le jouissif mais bordélique Habitus. Jack Reever personnage central d’Electrons libres, s’inspire de James L. Acord, artiste qui voulait transmuter des déchets nucléaires au rang d’art. Le romanesque commence lorsque son fils, sorte de Droopy au bord de la crise de nerfs, reçoit les cendres radioactives de son père dans une boîte de café. Il se lance sur les traces de ce père insaisissable qu’il n’a pas vu depuis vingt ans. Cette quête est surtout l’occasion d’un road-movie hallucinant au coeur (nucléaire) d’une Amérique post-atomique. David Carzon Electrons Libres, James Flint (au Diable Vauvert).