Victor Lalouz, les boulettes d’un héros qui a la poisse

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Partisans de la bienséance et du bon sens, passez votre chemin! Victor Lalouz est probablement le personnage le plus pitoyable dont la BD ait accouché ces dernières années... mais également l’un des plus désopilants. On n’en attendait pas moins de son créateur, Diego Aranega. Ce fou furieux s’était déjà fait remarquer avec les aventures de Focu, un petit bonhomme jaune qui nous enseignait l’art des mauvaises manières. Si sa nouvelle création s’inscrit dans une veine aussi délirante, le Nancéen de 35 ans précise que « Victor Lalouz se pose dans un univers diamétralement opposé à celui de Focu ». Victor Lalouz est un petit chauve, proche de la trentaine chaussé de lunettes double foyer, qui vit encore chez sa maman. Entre deux montages de maquettes de porte-avions (en 18 597 pièces !), ce « vierge ascendant Sopalin » cherche LA fille qui voudra bien le délester de son pucelage. Sur un coup de bluff, Victor est embauché au standard d’une émission de radio. Tous les espoirs lui sont désormais permis avec « ces femelles hystériques qui l’appellent pour lui proposer des trucs indécents... » Gaffeur-né, Lalouz se fourre systématiquement dans des situations très embarrassantes et s’affirme, au gré de strips au ton un peu irrévérencieux mais toujours hilarants, en emblème du mauvais goût. Diego Aranega nous rassure : « Victor, c’est de l’humour multicouche et chacun y trouvera son compte. » Avant d’ajouter, dans un demi-sourire : « Au pire, je rembourserai ceux qui manifesteront leur mécontentement en m’envoyant des petits cercueils en bois de cagettes. Mais attention, il faudra joindre les tickets de caisse des 20 Minutes. » Pour permettre à ses lecteurs d’apprécier l’humour iconoclaste de Diego Aranega et les bourdes de son nouveau protagoniste, nous publierons treize gags – à raison d’un par jour – dans nos colonnes, en guise d’avant-goût à l’album, qui ne paraîtra que le 20 janvier sous le titre sobre de... En route pour la gloire ! (éd. Dargaud). C’est bien tout le mal qu’on souhaite à l’extravagant Diego Aranega et à son désastreux (anti)héros. Olivier Mimran En prolongement de la lecture de la bande dessinée, vous pouvez suivre les divagations de Victor Lalouz sur Internet grâce à son blog : www.victorlalouz.com