Dona Rosita s’ennuie, nous aussi

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Une jeune orpheline, fraîche comme une rose, se flétrit en attendant le retour de son fiancé... L’argument de Dona Rosita, pièce de Lorca, est mince et on ne comprend pas bien pourquoi Matthias Langhoff en fait un spectacle d’une telle ampleur aux Amandiers de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le metteur en scène allemand passe de la comédie musicale (pour peu qu’on ne soit pas trop regardant sur la qualité du chant...) au drame de la décrépitude pour conclure par un rêve érotico-loufoque. Empêtrés dans une lourde scénographie, les comédiens ne dégagent que peu de fantaisie et l’on reste perplexe devant ce mélange des genres inabouti, dont ne subsiste au final que l’ennui. Ch. L.