PPDA rode sa stratégie de défense

CULTURE L'ancien présentateur du 20h a été accusé de plagiat pour sa biographie d'Ernest Hemingway...

Charlotte Pudlowski

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Patrick Poivre D'Arvor dans Vol de Nuit, sur TF1, le 1er décembre 2010
Patrick Poivre D'Arvor dans Vol de Nuit, sur TF1, le 1er décembre 2010 — CHOGNARD ETIENNE / TF1 / SIPA

«Ecrivant à la main, je fais taper par l’éditeur et cette suite d’aller-retour peut entraîner quelques problèmes d’inversion de fichiers, ce qui a été notre cas». C’est la première excuse que Patrick Poivre d’Arvor trouve à cette accusation de plagiat de la biographie d’Hemingway par Peter Griffin, sortie par l’Express en début du mois. Il l’a donnée sur La Chaîne Parlementaire mardi.

>> La défense de PPDA est-elle crédible? C’est par ici…

Le journaliste commence à s’exprimer dans les médias, après un silence qui n’avait été interrompu que par une lettre ouverte aux allures de communiqué. Sa deuxième excuse: il n’était pas là, il était au Pakistan… «J’ai validé le bon à tirer téléphoniquement, ce que je n’aurais pas dû faire», excuse allant de paire avec la troisième: «j’ai dédicacé des livres sans les relire. Il s’agissait d’exemplaires de presse».

Contredire la thèse du plagiat

Point par point, PPDA trouve donc des justifications pour contrecarrer l’article de l’Express, qui écrivait le 7 janvier dernier:

«On imagine mal PPDA dédicaçant des dizaines de volumes (…) sans que ni lui-même ni son éditeur ne s'en rendent compte. (…) C’est la règle dans l'édition, les épreuves sont toujours revues par des correcteurs, l'éditeur et l'auteur avant que le "bon à tirer" soit donné».

«La meute»

Pour se défendre, Patrick Poivre d'Arvor met aussi en avant le fait qu'il a été victime d'un lynchage médiatique. «Pourquoi on vous cherche?», lui a demandé Jean-Pierre Elkabbach sur LCP. «Peut-être qu’il y a un peu de jalousie, un peu d’envie. Peut-être, qu’il y a beaucoup de bêtise et surtout beaucoup de sottise(...)». Idée qu'il poursuit dans sa tribune du Monde daté du 27 janvier.

«Qu'on cesse de lancer des cabales à tort et à travers, intime-t-il.Ceux qui les déclenchent sont les premiers coupables, mais ceux qui les reproduisent sans enquêter ont leur part de responsabilité à l'abri d'une technologie libérée mais sans contrôle, sans même qu'on donne la parole à celui qu'on va crucifier. (...) [Ces meutes-là] me dégoûtent parce qu'elles ne se déplacent qu'en groupe, pour mieux se tenir chaud».

La biographie de l’écrivain américain est sortie ce mercredi en librairie, en retard par rapport à la date du 19 janvier initialement prévue. Elle est identique à peu près en tous points, selon L'Express, mais défaite des passages incriminés. «On pourrait dire qu'[elle] a été "dégriffinisée"» précise lhebdomadaire. 

>> L’autre accusation de plagiat par l’ex-compagne du journaliste, c’est par ici…