Faites-vous tatouer, c'est du gâteau

cédric couvez

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Guillaume Sanchez (à gauche) croque ses œuvres à pleines dents au rez-de-chaussée alors qu'on se fait piquer au sous-sol.
Guillaume Sanchez (à gauche) croque ses œuvres à pleines dents au rez-de-chaussée alors qu'on se fait piquer au sous-sol. — photos : s.ortola / 20minutes

Mercredi dernier, devant le 95, rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, une foule de kids ultra-lookés jouent des coudes pour entrer à l'inauguration du Horror Picture Tea. Derrière le clin d'œil au film culte déjanté The Rocky Horror Picture Show se cache un concept unique au monde : le premier salon de thé « rock » qui abrite en son sein un salon de tatouage arty.
L'idée vient de Guillaume Sanchez, 20 ans, tatoué de la tête aux pieds : « J'ai souhaité combiner mes deux passions : la pâtisserie et le rock. Après avoir commencé à faire des gâteaux à l'âge de 13 ans et avoir été nommé meilleur apprenti de France en 2006, j'ai travaillé pour les cellules de recherche et développement de grands de la pâtisserie comme Ladurée ou Pierre Hermé ! »

Macarons rock et sweet tattoos
Mais autant l'ambiance que la rigidité de ces structures ne seyaient guerre à notre homme : « Mes goûts sont assez extrêmes. J'aime surprendre et créer des saveurs inconnues. Impossible donc pour moi de m'y épanouir. J'ai eu la chance de rencontrer Adrien Moisson, le boss de la boîte de production Elegangz, qui m'a permis de travailler sur l'ouverture d'un salon de thé nouvelle génération ! »
Car au Horror Picture Tea, on est bien loin des cafés à mémés ! « Nous avons voulu conserver une ambiance vieillotte pour le côté cosy, mais avec une programmation musicale qui fleure bon le riff bien gras. Idem pour les pâtisseries proposées. On passe des macarons parfum mangue-cumin ou citron-romarin à des religieuses à la framboise totalement folles », commente, Adrien Moisson. Le tout à prix doux puisqu'il vous faudra débourser en moyenne 5 € par pièce. Et à la cave, finies les sucreries, on sort les aiguilles et on se fait piquer.
« Le tatouage est en pleine démocratisation depuis moins de cinq ans. Le seul problème, c'est que très souvent, les salons font peur. L'ambiance y est trop virile et on flippe d'avoir mal. Ici, on veut faire tout l'inverse. Nous allons organiser chaque mois une expo photo au sous-sol. Il y aura des concerts et une plage horaire inédite puisque l'on pourra se faire tatouer jusqu'à deux heures du matin en fin de semaine », assurent à l'unisson les deux associés.
Non contents de dépoussiérer les codes de ces deux univers, Guillaume Sanchez et Adrien Moisson propose les tatouages en low-cost : « Nos prix commencent par 60 € pour un petit dessin puis ensuite c'est 120 € l'heure pour les grosses pièces. Nous sommes bien en dessous des tarifs pratiqués par les autres salons », balancent-ils. Pour une pâtisserie ou un dessin à vie, le Horror Picture Tea ravira les amateurs de sensations fortes.

conseils pratiques

Se faire tatouer, c'est un choix et un engagement… Prenez donc le temps de choisir votre motif. Avant la séance, n'ingurgitez ni alcool, ni aspirine. Une fois sur la chaise, soufflez un bon coup. Ça pique, mais c'est supportable. Une fois l'œuvre achevée, protégez-là avec du film plastique et de la crème hydratante pendant dix jours.